CULTURE : LES AMARRES ROMPUES

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Par Les éditions du Mont cristal/Kinshasa, dépôt légal n° JL 30711-57186,73 pages
Auteur : François Médard Mayengo

Un recueil des poèmes dans lequel le poète Médard François Mayengo s’est invité l’obligation de la mémoire, ainsi il dénie la quasi disparition de la mémoire collective. Son incantation de la déportation rejoint un des thèmes primordiaux de la littérature négro-africaine moderne : « l’analyse des souffrances antiques et multiformes que la race endure comme un destin implacable »
Les Amarres rompues, ample chant lyrique qui renvoie aux sources culturelles de l’Afrique-mère, laquelle a profondément déterminé l’âme des communautés noires formant aujourd’hui la vaste diaspora des Amériques et des Antilles. Le poète ne se contente pas seulement du passé, mais il s’interroge aussi sur les affres, les calamités actuelles en se remémorant nos héros contemporains assassinés par les impérialistes capitalistes étrangers en complicité avec leurs délégués et fondés de pouvoir autochtones, affirme Matala Mukadi.

ODE A LA TERRE, à la mémoire de Cheick Anta Diop (Extrait du recueil des poèmes ‘les amarres rompues’)
Terre d’ancienne mémoire : que deviendront demain, les vestiges de nos chants de route, venus d’exodes millénaires, qui n’ont point tari,
Et qui nous hantent toujours ?
Que deviendront demain les vestiges des prières marquées sur des faces masques d’hier d’où sortit le sens des marches lesquelles guidèrent des peuples mangeurs d’ignames aux abords du Nil
Et du Congo-Lualaba ?
…Terre d’ancienne mémoire :je me souviens des rêves des mangeurs de céréales et d’insectes venus des savanes herbeuses et boisées, des rêves qui devinrent rites de noces et de sacre des prêtres, et qui devinrent rites de sacre des régnants aux pays des Hommes qui parlent Tshiluba….

TERVUREN
Maison de la Culture & AIS Editions Goma (RDC) et Yaoundé (Cameroun), ISBN AIS 9789956-799-02-3.107 pages

Auteur : François Médard Mayengo

En dévorant les pages de cet autre recueil ,le Poète Médard François Mayengo usant d’ une voix ample , un verbe incandescent ,des accents volcaniques et une puissance d’impétuosité créatrice qui l’élèvent vers les hauteurs des fabuleuses tragédies antiques et des grandes épopées contemporaines ,son chant poétique falourde par sa capacité à interroger l’être humain sur les énergies furtives qui l’habitent et sur les significations de l’histoire de tous les drames des peuples et des civilisations. Il nous parait impossible d’entrer dans l’univers de la parole de Mayengo sans se sentir vigoureusement secoué et directement confronté à l’homme dans la plénitude de son humanité ainsi que dans la sombre tragédie du mal qui tisse son destin, résume le Professeur Kà MANA.
Mémoire d’un grand Mensonge (Extrait du recueil des poèmes Tervuren)
Pour quelle raison ces œuvres pillées ont-elles été rassemblées à Tervuren par les collectionneurs officiels du royaume de Belgique ? Il y aura toujours des esprits tendrement « bienveillants » pour rencontrer à l’histoire que cet « effort de conservation d’œuvres d’art d’Afrique » aura sauvé le patrimoine culturel d’un continent sans cesse pillé. Patrimoine qui aurait aujourd’hui disparu et serait à jamais englouti dans un vide où aucune mémoire ne s’en serait souvenu. Mais qui ne sait pas que le pillage de l’Afrique par des « étrangers » et par des Africains eux-mêmes, n’a eu lieu que sur « commande »venue des marchands d’œuvres d’art pour « enrichir » des collections privées et musées qui n’avaient rien à voir avec la collection des cultures noires d’Afrique ?
…Tervuren, c’est ce grand mensonge qui cache une vérité simple : celle d’un musée qui contribue à la richesse de la Belgique, sans rien « donner » ou devoir à l’Afrique ou au Congo Kinshasa…cette vérité, personne ne s’en occupe et nul ne veut s’interroger sur la force de l’art africain dans l’enrichissement de l’Europe ni sur les questions qu’un vol à grande échelle pose à la conscience humaine, sur les questions ultimes de l’existence des civilisations humaines et des peuples. Pourquoi ? Pourquoi donc ?

Qui est –il, F. Médard Mayengo

Poète, Philosophe, critique d’art et peintre, François Médard Mayengo, Docteur en Médecine, Chirurgien et accouchement, est aussi Révolutionnaire. Né le 12 aout 1952 à Popo-Kabaka(Bandundu) en RDC, ce chirurgien praticien, après avoir soigné des paysans à la campagne du Congo pendant une quinzaine d’années, exerce actuellement son métier à Kinshasa comme Médecin- Directeur à la Polyclinique de la Société nationale d’électricité de la RDC. Sans renier son lyrisme du passé, l’auteur de ‘Mon cœur de saisons’ (Ed. du Mont noir), et d’une abondante œuvre poétique inédite, s’exprime dans Les Amarres rompues, en vrai héritier de Frantz Fanon et Cheick Anta Diop.

Une sélection de Nicaise Muzany

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