Thursday, October 17

RDC :UNE CROISSANCE ECONOMIQUE EN CONTRASTE A LA VIE SOCIALE

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La RDC a accompli des progrès considérables durant ces cinq dernières années sur le plan de la croissance économique et de la stabilité macroéconomique. Avec une moyenne de 7% par an, le pays a connu une période de forte et durable croissance économique depuis 2009, selon les données issues de la Revue des dépenses publiques (PER/Banque Mondiale 2014 ; FMI 2014). En 2013, la RDC a enregistré une des croissances les plus fortes de la région, avec 8.5% en termes réels, contre 5% pour la moyenne régionale

Croissance économique en RDC et en Afrique sub saharienne ,2008-2013

Cette performance économique est le fruit d’une reprise des investissements publics et privés dans un environnement de relative stabilité sécuritaire et politique. En effet, le dynamisme récent dans le secteur minier en plein essor et dans les secteurs manufacturiers (dont essentiellement l’industrie agro-alimentaire) et tertiaires (en particulier le commerce) ont largement contribué à la croissance du PIB du pays.
La réduction du déficit budgétaire et la restriction du financement monétaire des dépenses de l’Etat ont également contribué à contenir l’inflation, et à booster la croissance économique. Malgré cette performance, le PIB par habitant reste parmi les plus faibles d’Afrique sub-saharienne (514 US$ en 2014).
L’économie informelle reste un secteur très important. Il constitue la moitié de l’activité économique à l’échelle du pays et englobe près de la totalité (97%) au sein du secteur agricole (Banque mondiale 2014).
La dette extérieure de la RDC a fortement diminué depuis 2010, date à laquelle le pays a atteint le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). La dette publique extérieure est passée de 75% en 2009 à 18% en 2013, suite à un allègement substantiel en 2010 (FMI, 2014).
En effet, ceci a certainement contribué à donner à l’Etat des moyens plus accrus en vue de mener à bien la politique de reconstruction.

‘…une pauvreté de masse avec grandes des Disparités du niveau de revenu entre les milieux urbain et rural’

Le démarrage de grands chantiers visant à doter le pays d’infrastructures socioéconomiques modernes pour soutenir la croissance, a fait progresser les investissements publics qui sont passés de 10,3 % du PIB en 2008 à 11,1 % du PIB en 2014. Ce dynamisme de l’économie congolaise tient, entre autres, à la poursuite des réformes structurelles ayant permis au pays de libérer son potentiel de croissance et d’attirer davantage des capitaux étrangers aussi bien privés que publics. Il sied quand même de signaler un écart important entre les dépenses totales publiques et les dépenses en santé à cause de l’importance des dépenses en capital pour faire face à l’insécurité croissante dans certaines provinces de l’Est de la République. Actuellement la RDC connaît une pauvreté de masse avec de grandes disparités du niveau de revenu entre les milieux urbain et rural. Toutefois, selon les données de l’Enquête 1-2-3 de 2012-2013, lorsque l’on considère l’incidence globale, la pauvreté monétaire s’est améliorée entre 2005 et 2012. Cette enquête rapporte que le nombre de personnes ayant un emploi est estimé à 27.700.000 dont près de la moitié est constituée des femmes. L’emploi dans le secteur tertiaire (produits et services) prédomine en milieu urbain avec plus des deux tiers des emplois, dont 83 % à Kinshasa. Le secteur agricole informel occupe 59,7% de la main d’oeuvre. Le secteur industriel est présent avec 20 % des emplois. Les emplois du secteur formel ne représentent que 11,5 % de l’ensemble des emplois.
Du fait de la forte dépendance de l’informel, la population est confrontée à un phénomène de précarité qui accentue la pauvreté, la misère et l’iniquité dans l’accès et l’utilisation de services sociaux de base.

‘Quand la politique tousse, l’économie est enrhumée’
Les effets du non organisation des élections générales en 2016 se répercutent sur le social et l’économie de ce pays au cœur de l’Afrique. Le taux de croissance économique de la République démocratique du Congo (RDC) est passé de 9.2% en 2014 à 7.7% en 2015, soit une baisse d’1.8%, selon la Banque africaine de développement ((BAD) dans son rapport 2016 intitulé « Perspectives économiques en Afrique ».

Pour la BAD, la croissance économique de 7.7 % a été tirée des industries extractives, les transports, les télécommunications et les industries manufacturières.
La BAD avait projeté la même tendance baissière en 2016, qui devrait être estimée à 7%.
Par contre, un rebond de taux de 8 % était attendu en 2017.
Cette accélération se fonderait sur une reprise progressive au niveau du secteur minier, la redynamisation du secteur agricole avec la mise en œuvre des parcs agro-industriels et un secteur des services toujours en expansion, ajoute la Banque africaine de développement.
Cette institution bancaire note qu’en raison de la persistance de la conjoncture internationale actuelle marquée par la chute des cours des produits de base, les prévisions initiales de 7% et de 8% respectivement pour 2016 et 2017 apparaissent aujourd’hui très optimistes et ont été révisées à la baisse par le Gouvernement que d’autres Institutions dont le FMI.
Le rapport de la BAD indique que la pauvreté reste largement répandue en RDC, même s’il a réalisé d’importants progrès dans la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
‘Ce taux représente un recul de 5,2% par rapport à 2015, où le taux de croissance était de 7,7%.’

Par contre, l’indice de développement humain (IDH) de la RDC est en progression, pendant qu’il reste à relever le principal défi politique d’organiser les élections dans le délai constitutionnel pour consolider les acquis du processus démocratique, rappelle la BAD dans son rapport.
Les principaux leviers de la croissance de la RDC sont les secteurs de l’extraction, des transports et télécommunications, de l’industrie manufacturière, du commerce, ainsi que de l’agriculture, ajoute le rapport de la BAD.

Ce rapport est le fruit d’une collaboration étroite entre la BAD, le Centre de développement de l’OCDE et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
La République démocratique du Congo (RDC) a terminé l’année 2016 avec un taux de croissance de 2,5%, a le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), selon Deogratias Mutombo, .
Ce taux représente un recul de 5,2% par rapport à 2015, où le taux de croissance était de 7,7%.
Tous les paramètres de prévisions ont bougé, avait reconnu Deogratias Mutombo, et que l’inflation prévue en fin d’année à 4,2% était largement dépassée. Pour la seule année 2016, le franc congolais a enregistré plus de 20% de dépréciation, a-t-il regretté.
« L’année 2016 a été particulièrement éprouvante à la BCC », pour le gouverneur Mutombo qui explique cette situation par des difficultés auxquelles son institution a fait face. Il a notamment évoqué l’insuffisance de ressources financières en interne et la morosité de l’économie dans son ensemble.
Il a noté que les crises à la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), à la Fibank et dans le réseau de la Mutuelle de crédit et d’épargne du Congo (Mecreco) ont également affecté l’économie nationale.

« Il y a aussi la [dépréciation] du franc congolais face à la monnaie principale le dollar américain, la résurgence de l’inflation observée sur le marché des biens et services, l’effritement des réserves de change au cours de ces douze derniers mois »,.
Le ralentissement de l’activité économique des pays développés a eu des effets néfastes sur l’économie de l’Afrique et particulièrement sur celle de la RDC, affirmait Deogratias Mutombo.
Pour l’année 2017, une croissance de 2,8% et un taux d’inflation à 5% était projeté et selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), une amélioration était attendue dans les économies avancées. Cette embellie pourrait entraîner une amélioration en RDC en termes d’exportation des produits de base. Malheureusement, Le franc congolais (FC), sa monnaie nationale s’est retrouvée en soins intensifs depuis le début du second trimestre de l’année en cours. Une forte dépréciation qui vient de bousculer le taux de change par rapport aux devises étrangères particulièrement le dollar américain en circulation parallèle sur toute l’étendue du territoire. Ainsi le passage de 925 fc pour 1$ us à 1600 fc depuis avril ne manque pas d’effets consécutifs sur le pouvoir d’achat de la population. Grogne et mouvements de grève des agents de l’Etat par ici, par là mais le gouvernement national qui a promis de payer les salaires au taux de 1425fc pour 1$ us conformément à la loi des finances 2017 à partir de juillet ne se contente qu’à effectuer des ajouts de 20.000 fc sur la base salariale.

La finalité de toute politique économique est l’amélioration du bien être collectif. Pour ce faire, la politique économique a traditionnellement deux principaux objectifs :un taux d’inflation faible(maitrise du cout de la vie) et un taux de croissance ou d’augmentation des richesses élevé. Pour que son pouvoir d’achat soit le même, il faut que l’inflation soit maitrisée.IL faut aussi accroitre son pouvoir d’achat. Tout ceci n’est possible que si les richesses augmentent ou s’il y a croissance de l’activité.

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