Monday, September 23

RDC : la situation des droits de l’homme se détériore davantage

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Aboul Aziz Thioye, Directeur du Bureau Conjoint Des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) a fait savoir que 3. 316 violations et atteintes aux droits de l’homme sont  enregistrées sur l’ensemble du territoire de la RDC. Il l’a annoncé au cours la conférence bimensuelle de la MONUSCO, tenue mercredi 18 juillet au Quartier Général de la Mission Onusienne, situé à Kinshasa dans la commune de la Gombe.

Les violations des droits de l’homme ont augmenté en 2018 par rapport à la période même de l’année précédente (2. 822), a rapporté Aboul Aziz. Selon lui, cette augmentation globale est préoccupante, notamment au vu des violations de plus en plus générations des droits civils et politiques de la persistance des restrictions à l’espace démocratique.

Le Directeur du BCNUDH a déploré la détérioration des droits humains, qui est également préoccupante suite à la persistance de conflits interethniques et intercommunautaires ainsi qu’à l’activisme accru de plusieurs groupes armés et milices, confirmant une fois encore des tendances déjà relevées en 2016 et 2017.

« Plus de 64% violations documentés durant le premier semestre 2018 ont été commises par des agents de l’Etat », a-t-il précisé. Selon lui, ces agents sont responsables des exécutions extrajudiciaires  d’au moins 202 personnes, dont 24 femmes et deux enfants, sur l’ensemble du pays.

Aboul Aziz a ajouté également que les combattants de tous les groupes et milices armés confondus ont, quant eux perpétré près de 36% des violations documentées et ont été responsables de l’exécution sommaire d’au moins 393 personnes, dont 67 femmes.

« Parmi les agents de l’Etat, les militaires des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont ceux ayant commis le plus grand nombre de violations et sont responsables de près du tiers des violations documentées par le BCNUDH », a-t-il rapporté.

Pour le Directeur BCNUDH, les provinces affectées par les conflits, 55% des 2. 581 violations et atteintes aux droits de l’homme documentées sont attribuées à des agents de l’Etat et 45% à des combattants de groupes armés.

Signalons par ailleurs que cet état de lieu est intervenu, 4 jours après que les activistes des droits humains contesté le retour aux affaires de l’ancien inspecteur de la Police congolaise, le général John Numbi, déchu en 2010 suite à son rôle présumé dans l’assassinat de l’activiste des droits humains, Floribert Chebeya. John Numbi revient en force  et prend la commande de l’inspection générale des FARDC.

Christophe KABEYA

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