Monday, September 23

RDC: La société du général Gabriel Amisi accusée d’exploitation illégale de bois

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Le général Gabriel Amisi Kumba dit Tango Four est accusé d’exploiter illégalement le bois. Selon la société civile de l’ancienne province de l’Equateur, l’actuel chef d’état-major adjoint des FARDC, est le propriétaire de Maniema Union 2, une société gérée par sa propre femme, qui emploie des ouvriers chinois. Ces derniers mois, cette société s’est vu attribuer deux concessions dans les territoires de Bikoro et de Boende. Cette attribution est illégale au regard du moratoire signé par la République démocratique du Congo pour lutter contre le réchauffement climatique, l’ONG Greenpeace; ce que le gouvernement dément.

Ces concessions sont contraires à l’article 23 du moratoire signé par le président Kabila qui suspendait toute acquisition de droit d’exploitation, y compris pour les anciens titres. D’après Irène Wabiwa, responsable de Greenpeace à Kinshasa, qui rappelle sur les antennes de la Radio France Internationale (RFI) que « le ministre n’a pas le droit de réhabiliter d’anciens titres au profit de nouveaux acquéreurs ». Or,  poursuit-elle, «comme  Maniema Union est un nouvel acquéreur, sa concession tombe sous le régime du moratoire et donc est illégale ».

Irène Wabiwa dénonce également une situation qui se répète : « Les ministres ont réattribué trois autres concessions de manière illégale aussi aux entreprises chinoises. Toutes ces concessions qui ont été réattribuées doivent être annulées par le ministre »,.

Pour le ministère de l’Environnement, Il n’a aucune irrégularité là-dedans. L’attribution de ces concessions à la société Maniema Union 2 ne pose aucun problème, car il s’agissait de concessions déjà attribuées dont les concessionnaires n’auraient pas respecté leur cahier des charges.

Deux morts lors d’un affrontement

Jeudi 9 août, cette affaire a pris un tour dramatique. Des échauffourées ont éclaté entre des chinois exploitant le bois pour le compte de Maniema Union 2 et la population de Nsamba, dans le territoire de Boende. Selon la société civile, le bilan est de deux morts dont un chinois et sept personnes arrêtées.

En cause, toujours selon la société civile, les mauvais traitements infligés par le personnel de cette société et l’absence de ces fameuses clauses sociales, toutes les compensations prévues au bénéfice de la population.

Myce Kassonga

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