Monday, September 23

RDC : Représentation des Etudiants Congolais (REC) réagit aux tueries des étudiants

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Par Christophe Kabeya

 

  « Condamnons fermement, avec la dernière énergie les tueries par balle réelle  de nos chers camarades étudiants  pendant que ces derniers ne réclamaient que leurs droits les plus légitimes dans le site Universitaire », ont déclaré les coordonnateurs des étudiants de toutes les universités, rassemblé en réunion extraordinaire tenue à Kinshasa, le 11 novembre 2018.

 

Les Chefs des étudiants ont mis en garde le gouvernement et tous les services de sécurité de ne plus perpétrer des actes ignobles et irresponsables qui ternissent  l’image de la police et de toute la Nation Congolaise, faute de quoi le gouvernement en tirera toutes les conséquences.

Par ailleurs, ils ont exigé au gouvernement, d’initier une enquête libre et indépendante en vue d’établir les responsabilités et de déférer devant les juridictions compétentes les présumés auteurs de ces horribles crimes et une audience foraine.

« Nous recommandons au gouvernement une prise en charge  globale des obsèques et des blessés aussi l’indemnisation des familles des victimes », ont-ils exigé.  Selon leur déclaration, les obsèques doivent être organisées en synergie avec les familles et le ministère de tutelle.

Les coordonnateurs des étudiants ont recommandé la prise en compte des desiderata des corps scientifique et académique dans le seul but d’arrêter la grève. Ils ont exhorté la Police Nationale Congolaise de faire preuve de professionnalisme qui traduit le non-usage des armes létales dans des sites universitaires.

Les représentants des étudiants ont invités par ailleurs toute la communauté estudiantine de rester vigilante car en cas de récidive, les actions des grandes envergures seront menées.

Cause des heurts

« Nos camarades sont tués comme des mouches à coup d’insecticide sous les yeux des autorités, pendant qu’ils revendiquaient leurs droits, ceux de réclamer la reprise de cours », ont laissé entendre dans la foulée.

Face à cette situation, les étudiants ont diffusé des messages appelant l’ensemble des étudiants sur toute l’étendue du territoire national, à ne jamais voter pour le candidat président soutenu par le pouvoir en place en vue de craindre de voir la répétition des tueries dans des universités.

« Il nous revient de nous demandons si le Président de la République existe toujours. La mort d’un étudiant ou citoyen est une affaire de Chef de l’Etat dans des pays normaux. C’est décevant pour le nôtre. Au Sénégal il y a eu un mort lors des manifestations estudiantines, le président Makysall est descendu sur le campus et a apporté des solutions, le même incident s’est aussi produit en Guinée Equatoriale et le président s’était déplacé pour s’acquérir de la situation. Mais nous, depuis tout ce qui se vit sur le campus de l’UNIKIN, silence radio de la part du président », a déploré un étudiant.

Dans cette revendication, les étudiants n’ont cessé d’incomber la charge au gouvernement de la république, qui, selon eux, est incapable de respecter ses engagements vis-à-vis des professeurs.

Pour apaiser les esprits, les autorités judiciaires ont annoncé l’ouverture du procès contre l’agent de la police présumé assassin de l’étudiant ayant succombé de ses blessures aux cliniques universitaires.

 

Conséquences des heurts

Les affrontements ont duré d’au moins 3 jours, soit de lundi au mercredi, auraient occasionné la mort de 3 étudiants et plusieurs grièvement blessées. Il est difficile d’accéder sur le site universitaire de l’Unikin. Depuis plus d’une semaine, les habitants de LEMBA vivent une psychose. Notamment : Lemba/Unikin, Cogelos, Intendance et les environs sont dans l’insécurité. Suite aux tensions persistant observées, les étudiants de l’UNIKIN ont appelé la communauté estudiantine kinoise à prendre part à une marche des protestations contre la barbarie policière.

Signalons que le Recteur de l’Université de Kinshasa a annoncé d’une rencontre avec les professeurs dans les tous prochains jours en vue de décanter la situation.

Christophe Kabeya

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