La grève déclenchée par les conducteurs des taxis, les structures des jeunes, la société civile et les mouvements citoyens de Goma fait suite à l’interdiction de circulation des motos a partir de 18h00 dans la ville de Goma.
Tout au départ, l’autorité provinciale avait pris cette décision dans une réunion de sécurité tenue au Quartier Mugunga dans la Commune de Karisimbi et concrétisée par le Maire ai de Goma pour essayer de diminuer le taux de l’insécurité grandissante dans la ville de Goma caractérisée par des assassinats ciblés, le cambriolage des maisons et autres cas de banditisme dénoncés par les organisations de la société civile et de défense des droits humains dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Le panier des taximans motos ayant était touché, ils ont ensemble avec les organisations de la société civile, les structures des jeunes et les mouvements citoyens échangé avec le Gouverneur militaire ai du Nord-Kivu, le Général-Major Peter Cirimwami Nkuba qui d’ailleurs avait donné une promesse d’assouplissement de cette mesure en la ramenant jusqu’à 20heures.
Ayant trop attendu et comme rien n’ a été donné comme réponse, ces griupes sociaux ont initié des journées villes mortes ce 29/01/2024.
Cette décision prise depuis le 10 janvier 2024 semble ne pas faire l’unanimité et est qualifiée d’impopulaire et d’inapproprié selon les revendications de ces couches importantes de la population gomatracienne qui se déplace généralement par moto.
Estimant que les démarches diplomatiques n’ont pas payé, ces organisations de Goma ont choisi maintenant la voie de la rue pour manifester leur mécontentement suite à cette mesure du Maire ai de Goma, le Commissaire Supérieur Principal Faustin Kamand Kapend.
Cette situation a déjà causé des conséquences économiques dans le vécu quotidien de la population de la ville volcanique.
Pourtant annoncée avant 48h, cette manifestation a été frappée d’interdiction par l’hôtel de ville selon l’esprit d’un communiqué signé et partagé dans le réseaux sociaux par seul FAUSTIN KAMAND KAPEND Maire ai policier de Goma.
Depuis les premières heures de ce lundi 29 janvier 2024, il est quasiment imposible de trouver une moto-taxi ou traverser sur la chaussée de peur que les pneus de sa moto ne soit troués par les motards qui ont suivi le mot d’ordre.
Sur la route principale, l’on aperçoit difficilement des bus sur la chaussée.
Faisant la ronde de la ville à pied, le correspondant de carmelmedia.info à Goma a constaté la hausse de prix d’une course dans un taxi-bus qui est de coutume de 500fc et qui est aujourd’hui négocié à 2000fc voire plus.
C’est comme par exemple la course du terminus Katindo jusqu’au centre ville qui est naturellement de 500fc mais qui se négocie aujourd’hui à 2000fc et terminus – ULPGL pour 300fc se négocie à 1000fc.
L’on constate également un dispositif très important des militaires et policiers dans des grandes artères de la ville de Goma pour étouffer les manifestants dont le mot d’ordre a été respecté à 80% par la population.
Ce mouvement de grève n’est pas passé sans retombées sur les activités commerciales. Les tenanciers de boutiques, alimentations, magasins et des maisons pharmaceutiques n’ont pas ouvert leurs portes depuis le matin craignant d’être vandalisés.
Des élèves et étudiants qui n’ont que la moto comme moyen de transport ont eu de la peine à atteindre leurs lieux de destnation habituels.
Signalons en outre qu’un écolier a reçu une balle perdue au niveau de sa jambe et vite elle a été acheminée vers une structure sanitaire où elle est internée pour des soins appropriés.
Claude Baguma

