Des services de sécurité ont arrêté un autre suspect impliqué dans l’attentat à la bombe survenu récemment au poste frontalier de Kasindi, territoire de Beni, compte du Nord-Kivu, dans l’Est de la RD Congo.
Selon le porte-parole du Secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord, il s’agit d’un sujet congolais qui a été maîtrisé vendredi 20 janvier 2023 en Ouganda où il aurait pris fuite après l’attentat. Le capitaine Antony Mualushayi indique que les enquêtes y relatives évoluent “normalement bien”.
“Les services de sécurité congolais en collaboration avec les services de sécurité de la République ougandaise ont mis la main sur un troisième suspect dans la cité de Pondwe en Ouganda. Monsieur MUSA Shukrani Ibrahim de nationalité congolaise avait trouvé refuge dans une maison en Ouganda juste après l’explosion de ladite bombe dans l’église de la 8e CEPAC/Kasindi”, a-t-il rapporté.
Et de poursuivre :”Tout en demandant à tous ceux qui peuvent détenir des informations supplémentaires sur d’autres suspects en errance de bien vouloir coopérer avec les services de sécurité pour écarter la cité de Kasindi et autres agglomérations des éventuelles menaces qui pèsent sur elles, l’armée continue à demander à la population de Kasindi, Beni, Butembo, Mangina et Oïcha d’éviter tout rassemblement ou attroupements pouvant donner l’occasion aux terroristes d’accomplir leurs missions de sabotages. Unis nous serons forts et gagneront cette guerre des kamikazes dans notre zone”.
Dimanche 15 janvier dernier, une bombe a explosé en plein culte de la huitième Communauté des Églises Pentecôtistes en Afrique Centrale (CEPAC) à Kasindi à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Bilan actuel : quinze (15) morts et soixante-quinze (75) blessés.
Quelques heures après cet incident sécuritaire, l’armée régulière avait annonce l’arrestation d’un “suspect kényan” et d’un kamikaze, identifié parmi les blessés dépêchés à l’Hôpital général de référence de Beni.
La rédaction

