Le mouvement citoyen lutte pour le changement lucha a dressé un bilan négatif du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo une année après l’alternance pacifique de pouvoir au sommet de l’État.
“Globalement, Félix Tshisekedi n’a pas été à la hauteur des attentes des Congolais”, peut-on lire dans le communiqué officiel publié par la Lucha.
C’est après avoir depuis février 2019, lancé le baromètre “Fatshimetrie” pour mesurer progressivement les actions de Félix Tshisekedi et la réalisation
de ses engagements.
Le 24 janvier 2020, l’an 1 de son mandat est un moment propice pour dresser un bilan consolidé
et juger si oui ou non il a engagé le pays sur une meilleure trajectoire, et formulées les
recommandations idoines pour les quatre prochaines années.
Selon que l’on est partisan au non, poursuit le même document, l’on a tendance à exagérer son bilan en le qualifiant de particulièrement positif ou négatif selon le cas.
Limité à la
fois par ses lacunes et son impréparation, par le « deal » qui l’a porté au pouvoir avec des
résultats électoraux douteux, par les soubresauts d’une « coalition » incongrue, par l’ampleur
des défis après 18 années d’instabilité et de gestion calamiteuse de l’État, il a trop promis et
trop peu fait.
Certes, 12 mois c’est très peu pour « changer » le Congo, mais c’est beaucoup à
l’échelle d’un mandat (5 ans) et de l’urgence absolue de relever le pays. Ses plus grands mérites
résident dans la relative réouverture de l’espace civique, le début balbutiant de la gratuité de
l’enseignement de base, et les efforts pour mettre fin à l’isolement diplomatique du pays.
Ses plus grands échecs résident dans l’absence de signaux clairs en matière de justice pour les
crimes graves du passé et de lutte contre la corruption, la continuité du népotisme, du gaspillage
des ressources de l’État (gabegie) et de l’immoralité caractérisant les hommes politiques,
l’absence de stratégie claire et/ou de mesures fortes pour restaurer la sécurité, et l’absence de
perspectives de réformes structurelles profondes pour instaurer l’État de droit et la démocratie.
Si rien n’est fait pour adresser ces défis, bientôt tout espoir de changement durant son mandat
sera complètement perdu, y compris dans le chef des plus crédules/optimistes des Congolais.
Redaction carmelmedia.info

