Maître Jean-claude Katende a dans une page d’opinion publié ce lundi 30 août, parlé sur l’affaire Matata Ponyo. Cet homme de droit qui milite pour le respect des droits de l’homme estime que le sénateur Matata Ponyo ne peut être entendu que s’il accepte volontairement. S’il refuse, le Procureur général n’a aucun moyen de droit pour l’y contraindre.
” Tant que le sénat n’a pas accordé la levée des immunités de Matata ponyo, la justice ne peut rien contre lui. Il est un citoyen libre de ses mouvements et de continuer à siéger au sénat”, peut-on lire.
Et de s’interroger : “d’où vient alors qu’on interdit au sénateur Matata Ponyo de voyager pour aller se faire soigner ? “, s’interroge-t-il.
Selon le coordonnateur de l’Asadho, violer ces procédures, c’est porter atteinte aux droits fondamentaux et avantages reconnus par la constitution et le règlement intérieur du sénat à l’ancien Premier ministre.
Par ailleurs, l’ancien premier ministre sous le régime de Kabila est aussi cité à l’affaire des commerçants victimes des mesures de zaïrianisation, le Procureur général près la cour constitutionnelle avait sollicité et obtenu la levée de ses immunités au près du bureau du Sénat.
Au mois de juin de cette année en cours, le Procureur général près la Cour Constitutionnelle a sollicité la levée des immunités de Matata, mais malheureusement le Sénat a refusé de la lui accorder.
Cet homme de droit pense qu’en ce qui concerne l’affaire Bukanga-Lonzo, sans la levée des immunités de Matata, on peut aussi utiliser les institutions de l’état pour lui faire subir des souffrances qui ne sont pas justifiées, tout en lui refusant d’aller se faire soigner.
Falonne Mwakoki

