“Les gouvernements utilisent de plus en plus des indicateurs de bonheur pour la prise de décision et l’élaboration de leurs politiques” explique le co-éditeur du rapport Jeffrey D. Sachs. Pour John Helliwell, professeur à l’Université de la Colombie-Britannique, au Canada, “le résultat le plus surprenant de ce rapport est la cohérence remarquable entre le bonheur des immigrés et celui des autochtones. Bien que les immigrés viennent de pays très disparates en termes de niveau de bonheur, leur qualité de vie et celle des résidents de leur pays d’accueil convergent.”
La France 23eme, les Etats-Unis 18eme
A noter le recul de quatre places des Etats-Unis, qui se classent en 18e position un an après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. La France pointe quant à elle à la 23e position, grâce à un bond de huit places. Elle est en revanche 29e concernant le bonheur des étrangers. L’Allemagne perd une place et figure au 15e rang quand le Royaume-Uni reste à la 19e. Concernant la Chine, malgré des progrès économiques importants ces dernières années, sa population est moins heureuse que l’an dernier (de la 79e à la 86e place). La Tanzanie, 153e, le Soudan du Sud 154e, la République centrafricaine, 155e, et le Burundi, 156e, figurent tout en bas de la liste.
Les critères réunis par le World Happiness Report
Figurent la compassion, la liberté, la générosité, l’honnêteté, la santé, les filets sociaux ou encore la bonne gouvernance. Pour la méthodologie, l’Onu demande à un échantillon d’environ 1.000 personnes de “répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 1 à 10.”

