La conférence épiscopale nationale du Congo annonce une grande marche le 4 décembre prochain, sur toute l’étendue du territoire national. Alerte la cenco au sortir de la réunion tenue jeudi 10 novembre dernier.
À en croire la cenco, ” notre pays est en danger ! Ne laissons pas balkaniser la république démocratique du Congo. Du nord au sud, de l’Est à l’ouest ainsi que dans la diaspora, mettons-nous tous débout pour sauvegarder l’intégralité territoriale de notre pays”.
Tenez, par la même occasion, la cenco invite les chrétiens et les personnes de bonne volonté à jeûner, à prier, à poser des gestes de solidarité envers les déplacés.
Hormis la guerre dans l’Est de la république, il y a par ailleurs le conflit Teke-yaka qui était également au cœur de leur échange. La cenco plaide pour la prise en charge sérieuse de déplacés.
” À Kwamouth et Bagata, un conflit foncier inter-communautaire de grande ampleur opposant les Teke et les non Teke a éclaté. Des centaines de personnes y ont perdu la vie et beaucoup sont contraintes à l’errance et vivent dans des conditions dramatiques” déclarent les évêques.
Et de poursuivre :” Dans le Kongo central, notamment à Kimpangu, à Mbanza-ngungu et à Sona-bata, beaucoup de nos compatriotes sont déguerpis de leurs villages, leurs habitations détruites et, plus grave encore, leurs cimetières profanés… En Ituri comme dans le Nord-Kivu, en dépit de l’état de siège et de plusieurs dispositions prises par les autorités pour sécuriser notre pays, nous constatons que le nombre de morts ne ne fait qu’augmenter. Depuis le 13 juin 2022, certaines localités, dans le Nord-Kivu, notamment Bunagana, Rutshuru et Kiwanja sont de nouveau successivement occupées par les rebelles du M23 avec, selon les sources fiables, l’appui militaire du Rwanda, voire de l’Ouganda.” Poursuit la cenco.
Les évêques ont lancé un appel à la mobilisation générale pour sauver le pays.
” Notre pays est en danger ! Si nous n’y prenons garde, nous allons nous réveiller un matin avec un pays balkanisé de l’une ou l’autre manière. Le risque est grand que le pays soit éclaté.” Conclut la cenco.
Falonne Mwakoki

