Le parti politique ENSEMBLE POUR LA REPUBLIQUE, coordination provinciale du Nord-Kivu suit de près la situation sécuritaire et politique de la province du Nord-Kivu en particulier et celle de la RD Congo en général et encourage les efforts déployés par les autorités étatiques de la République et tous les services impliqués pour la recherche de l’émergence de l’Etat de droit en RD Congo.
La coordination provinciale de ENSEMBLE Nord-Kivu constate cependant qu’en dépit des efforts déployés, la situation sécuritaire en province, surtout dans les zones où nos militaires sont au front n’évolue pas très sensiblement en faveur du gouvernement, pourtant ce dernier serait appuyé par des forces multinationales tel les casques bleus de la MONUSCO et la force régionale de I’EAC.
Elle décrit le fait qu’en territoire de BENI les tueries sont encore légion ; en ville de BUTEMBO le leadership de l’autorité de l’Etat est faible au point que chaque jour qui passe, on y assiste à des mouvements spectaculaires et anormaux des civiles en armes, ce qui cause beaucoup de dégâts en matériels et en vies humaines ; en ville de GOMA le kidnapping et le phénomène 40 voleurs sont encore récurent ; en territoires de MASISI, WALIKALE et de LUBERO, les groupes armés continuent à pousser comme des champignons dans nos villages alors que depuis plus de trois ans, un programme du gouvernement (DDRCS) aurait été mis en place pour contribuer à l’éradication de ces groupes armés.
Elle constate également que suivant l’évolution de la situation sécuritaire, la force régionale de I’EAC compte beaucoup plus sur la bonne foi des rebelles du M23 et joue presque le même jeu que les casques bleus de la MONUSCO qui ne se limitent qu’à la seule mission d’observation et de dénonciation, au point que la population qui vie sous le joug du M23 en territoire de RUTSHURU considère toutes ces forces étrangères et multinationales de complice du malheur qu’elle endure dans cette zone.
Elle condamne l’appui de tout bord offert par le RWANDA et I’OUGANDA aux terroristes du M23 dans l’occupation de certaines entités de la RD Congo.
Elle regrette cependant que de tous les points de vu de toutes les autorités étatiques congolaises, ces dernières citent le gouvernement RWANDAIS comme agresseur de la RD Congo et n’aligne pas le gouvernement ougandais parmi ceux qui soutiennent le M23 dans l’occupation du sol congolais alors qu’il est visiblement constaté que ce dernier gouvernement sert de base arrière au M23, au même titre que le RWANDA, à travers les postes frontaliers de BUNAGANA et de ISHASHA le tout, en territoire de RUTSHURU.
Est-ce une ignorance ou une négligence des aspects géopolitiques de la zone par le gouvernement congolais ?
Elle redoute que , la force régionale et les casques bleus risques d’être surpris, autant que la population et les FARDC, de la prise de la ville de GOMA et d’autres localités de la province, par les rebelles qui ont pourtant promis quitter volontairement la commune rurale de KIBUMBA, malheureusement, sans réalisation quelconque.
La coordination provinciale du parti ENSEMBLE Nord-Kivu réalise en outre que certains politiciens véreux se préoccupent en longueur de journée des insultes à l’endroit du leader du parti, nous citons, le président National Moise KATUMBI CHAPWE, et des membres du parti, alors qu’à des moments de ce genre, le regard devrait être orienté dans une même direction pour bouter dehors l’ennemi commun
Elle déplore qu’à l’état actuel des choses, rien ne rassure que la population du NordKivu participera au processus électoral annoncé pour cette année 2023 car :
Aucune sensibilisation au processus n’est possible sur toute l’étendue de la province avec le maintien de l’état de siège et le déplacement massif des populations dans la province,
Les kits d’enrôlement et d’identification des électeurs ne sauront être déployés dans certaines circonscriptions électorales de la province du Nord-Kivu comme à RUTSHURU et à BENI avec le risque que ces rebelles pourront les confisquer et les déplacer dans leurs pays d’origine le RWANDA et I’OUGANDA pour faire enrôler même des étrangers comme des électeurs congolais
L’enrôlement des électeurs ne devrait pas se dérouler dans les camps des déplacés pour éviter des infiltrations massives des personnes sans qualité d’électeurs, la priorité devant être mise sur la libération des territoires conquis par les rebelles et leurs alliés afin que le processus électoral soit effectif sur toute l’étendue de la province, par ricoché de la république.
Elle craint que la situation qui a prévalue au NORD-KIVU en 2018, celle relative au report des élections à BENI et BUTEMBO, n’y revienne en 2023 à cause de l’état de siège ou de l’insécurité grandissante. Ce qui serait un très mauvais signe pour la cohésion nationale. Sur ce point, la coordination provinciale du parti ENSEMBLE rappelle à l’autorité de l’Etat que tout report des élections pour une quelconque raison qu’elle soit, est assimilable à un soutien tacite et une complicité de l’autorité dans le plan de balkanisation de la république.
La coordination provinciale du parti rappelle que l’on ne gagnera jamais la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo :
Avec des militaires FARDC issus des phénomènes de brassage et de mixage car, généralement, ceux-ci sont issus des groupes armés locaux et étrangers dont le M23 anciennement appelé CNDP ou FDLR.
Les envoyer au front contre le M23, c’est les demander de combattre leurs anciens alliés. Qu’il y a donc lieu d’opérer des remplacements réguliers et sélectifs des militaires au front et surtout au Nord-Kivu pour rassurer l’opinion,
Avec les casques bleus de la MONUSCO et les contingents de la force régionale qui ne se limitent qu’à la simple observation, accompagnent et appuis les FARDC et les rebelles et par conséquent assistent impuissamment à la victoire de l’ennemi face aux éléments FARDC, ne se limitant qu’à des simples déclarations et sanctions verbales non suivis des mesures d’exécution. Qu’il y a donc lieu de faire la refondation des FARDC et des services propres au gouvernement.
Avec la tolérance et l’impunité de ceux qui, dans la population, sont cités dans certains rapports comme faisant partie de ceux qui orchestrent les groupes armés, ceux qui s’enrichissent avec les minerais de sans, ceux qui détournent en flagrance les fonds destinés aux militaires au front, bref, autant l’autorité de l’Etat n’aura pas pris ces maux à bras le corps, autant l’insécurité aura été considéré comme un business et la guerre ne sera pas gagnée.
La coordination provinciale de ENSEMBLE Nord-Kivu, réitère donc son soutien aux démarches menées par les autorités congolaise dans le cadre de rassurer la population du Nord-Kivu que le processus électoral tel qu’annoncé est une affaire des habitants de la province au même titre que les autres habitants de la RDC. Elle condamne toute tentative de report des élections pour quelque motif que ce soit. Elle encourage la population du Nord-Kivu toute entière dans sa résistance contre les manœuvres malicieuses du RWANDA et de I’OUGANDA derrière le M23 et derrière l’insécurité généralisée en province du Nord-Kivu.
Claude baguma.

