Face à la recrudescence des violences dans le territoire de Masisi et Rutshuru, la conseillère principale du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, Prisca Kamala Luanda, a réaffirmé l’importance de l’éducation des enfants, même en temps de crise.
Des milliers de familles ont été contraintes de fuir leurs foyers en raison des combats incessants, et l’accès à l’éducation est devenu un défi majeur. “On ne peut pas penser à l’école pourtant on a même pas là où dormir, pas de nourriture et autres”, a déclaré Mme Luanda.
Des solutions urgentes pour la continuité scolaire
Consciente de la situation, Mme Luanda a souligné la nécessité de trouver des solutions urgentes pour garantir la continuité scolaire des enfants déplacés. “Nous allons répertorier des écoles qui vont recevoir ces enfants le temps qu’ils seront à Goma”, a-t-elle annoncé.
Priorité aux examens de fin d’année
Malgré les difficultés, les élèves de quatrième année ne seront pas oubliés. “Les enfants qui sont en quatrième année passeront les épreuves préliminaires prévues pour ce 17 février sur toute l’étendue du territoire national car ils suivaient les cours normalement”, a rassuré la conseillère principale.
Pas d’année blanche en zone occupée
Mme Luanda a également tenu à couper court aux rumeurs d’une année blanche dans les zones occupées par les rebelles du M23/RDF-AFC. “Il n’y aura pas d’année blanche. Nous allons nous organiser pour que les enfants puissent continuer à apprendre”, a-t-elle martelé.
Le message de Mme Luanda est clair : l’éducation des enfants est une priorité absolue, même dans les moments les plus difficiles. La mobilisation de tous est nécessaire pour garantir aux enfants du Nord-Kivu un avenir meilleur, malgré la guerre.
Claude Baguma

