C’était à l’occasion de la célébration du 38 ème anniversaire de la mort de ce grand artiste congolais en l’occurrence Jeff Kabasele Tshamala ce mercredi 11 février 2021 au cimetière de la Gombe.
Pour honorer sa mémoire, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de cet artiste musicien.
C’était en présence de la famille biologique de Grand Kallé, des artistes musiciens et comédiens notamment verkys kiamwangana, et mangobo ainsi que de quelques membres de l’exécutif provincial de Kinshasa.
En véritable homme de culture, Gentiny Ngobila a reconnu le talent artistique de Kalle, avant de revenir avec détails sur son parcours musical. Pour le gouverneur de Kinshasa, Grand Kallé reste le fondateur de la musique congolaise moderne. “C’est un homme immense, il est le premier à avoir créé un orchestre ou groupe moderne’.
” Il a le mérite d’avoir orienté la musique congolaise vers le rythme cubain”, a déclaré Gentiny Ngobila avant d’ajouter qu’à l’époque, on voyait le Grand Kallé chanter avec sa voix langoureuse, et surtout dramatique, utilisant ainsi un ton assez grave. Ce genre des musiciens on ne le retrouve plus. Le genre de musiciens qu’on appelle le chanteur à coffret, c’est un chanteur qui pouvait électriser le public rien que par sa voix sans bouger un seul doigt de sa main. Il reste le père fondateur de la musique congolaise moderne”. Selon Gentiny Ngobila, Kallé Jeef a tout changé, jusqu’à révolutionner la musique congolaise moderne. Le gouverneur de la ville a aussi reconnu que Grand Kalle a formé de grands musiciens qui ont fait la pluie et les beaux temps. En outre, le numéro un de la ville de Kinshasa a fait savoir que, sur demande de la famille biologique du feu Kabasele, ses restes pourraient être exhumés pour être enterré au cimetière privé nécropole entre terre et ciel.
” On étudie la possibilité de réaliser ce voeux étant donné que le cimetière de la Gombe est devenue un peu étroit. A la nécropole entre Terre et ciel, il pourra être enterré là où reposent d’autres grands musiciens du pays au quartier des artistes. Occasion pour le patron de la ville de Kinshasa de lancer un message à la nouvelle génération de la musique congolaise, de suivre les traces de Kallé qui a fait enregistrer d’autres musiciens à l’instar de Franco Luambo et tant d’autres qui n’étaient pas de son groupe. Il a demandé aux grands comme koffi, Werra son, Jb Mpiana de collaborer entre eux comme l’a fait le Grand Kallé.
Baignant dans ses débuts musicaux dans le style latino – américain ou afro cubain, cet héros de la chanson congolaise aura laissé des empreintes indélébiles de génération en génération. A titre illustratif, des chansons telles que « Parafifi », « Kallé – Kato », « Sophie mabanzo », « Gauche droite débordement » ou encore « Laura Fatou ». Et auteur également de « Indépendance cha cha », cette dernière chanson considérée comme étant l’hymne des indépendances africaines (en 1960), qui a donné une sélection éclectique de la chanson congolaise du 20ème siècle, ou encore « Table ronde ».
Il est le 1er éditeur congolais en 1960, avec les éditions « Surboom African Jazz ».
Décédé à Kinshasa le 11 février 1983, le précurseur de la musique congolaise moderne, Joseph Kabasele alias Kallé Jeef «Grand Kallé», créateur de l’orchestre «African jazz», a totalisé 38 ans sous la terre. Sa mémoire mérite d’être perpétuée conformément au célèbre Maxime ” les artistes ne meurent pas vraiment, ils restent vivants à travers leurs œuvres.”
Rosymaque

