La présidente de l’Assemblée nationale Jeannine Mabunda, a procédé ce lundi 16 mars à l’ouverture de la session ordinaire conformément à l’article 115 de constitution et 64 du règlement intérieur de la chambre basse du parlement.
Avant toutes choses, Jeanine Mabunda a fait observé une minute de silence en mémoire de ceux qui sont morts dernièrement dont le député national Bienvenu Apalata, le Général-Major Delphin KAHIMBI, Sous-
Chef d’Etat-major des Fardc ainsi que TIMILALO EWENA agent administratif de l’Assemblée nationale.
Dans son allocution, Jeannine Mabunda a rappelé que la constitution congolaise, fruit du consensus et dépassement de la classe politique a totalisé 14ans d’existence.
“Notre loi des lois est désormais un acquis fondateur et une boussole essentielle de notre jeune démocratie
que tous, nous citons pour défendre nos droits, affirmer nos devoirs républicains et que notre peuple Congolais protège jalousement”, a déclaré Jeannine Mabunda.
Elle qui a reconnu le travail fait pour en arriver à ce socle de la démocratie et de l’alternance politique actuelles a bien voulu honorer certains acteurs de cet acquis. C’est entre autres Azarias Ruberwa, représentant les anciens vice-présidents de la république, Mais aussi les anciens présidents de l’Assemblée nationale: Mgr Monsengwo pasinya, Thomas Luhaka, Vital Kamerhe, Évariste Boshab et Aubin Minaku.Tous présents dans la salle et frénétiquement applaudis par l’assistance.
Au regard du contexte morose de l’économie mondiale, la présidente de l’Assemblée nationale a exhorté le gouvernement à prendre des mesures qui s’imposent pour bien gérer le peu de ressources générées par les régies financières et autres.
Voilà pourquoi elle a fait de la lutte contre la corruption le centre de l’action parlementaire de cette session de mars. 20 propositions de lois ont été enregistrées venant des députés et s’inscrivant dans la bonne gouvernance.
21 de 36 questions écrites ont été jugées recevables et pourront être posées dans les prochaines semaines auprès des gestionnaires concernés.
“Le contrôle parlementaire sera renforcé. Pas comme un harcèlement politique mais un devoir de recevabilité”, a souligné Jeannine Mabunda. C’est dans ce contexte qu’elle a appelé la commission Ecofin a faire le suivi régulier de l’exécution du budget en cours.
Enfin, plusieurs autres lois seront examinées au cours de cette session. C’est le cas de la révision du code pénal sur le volet lutte contre la corruption ( Henri Thomas lokondo) ou la loi sur les personnes avec handicap ( Ève Bazaiba).Et pour terminer, Jeanine Mabunda a exhorté tout le monde à la cohésion nationale.
Michael Bakemba René/ carmelmedia.info

