Homme de devoir, Néhémie Mwilanya Wilondja est un véritable poid lourd de la politique congolaise. C’est l’image qui correspond la mieux au coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC), réputé discret et éloigné des médias au point qu’il n’a cessé de se démarquer du plus grand nombre des politiciens congolais.
Et pour une des rares fois, il venait de se confier à l’hebdomadaire Jeûne Afrique pour évoquer les tensions constatées dans la coalition FCC-CACH, la réforme du système judiciaire laquelle à entraîner la brève interpellation et démission du Vice-premier Ministre Ministre de la justice Célestin tunda ya Kasende et l’entérinement de la candidature de Ronsard Malonda à la tête de la CENI.
Rort de son poid politique, le Député national Néhémie Mwilanya a adressé une mise en garde sévère à l’endroit de leur partenaire de la coalition, tentés de mettre en périr le mariage FCC-CACH.
Ci-dessous le condensé de son interview :
Tout est parti de l’affaire Ronsard Malonda dont la candidature venait d’être entérinée par l’Assemblée nationale au sein de laquelle le FCC est majoritaire, voilà la goûte d’eau qui a fait déborder les vases au point que les alliés au nombre desquels l’UDPS menaçait de descendre à la rue pour la démission de Ronsard Malonda, réputé gênant.
Répondant du tic au tack, Néhémie Mwilanya a ténu à éclairer la religion de ses interlocuteurs en ce terme : “Selon la constitution, se sont les confessions et la société civile qui choisissent le président de la CENI. Je n’ai donc pas à porter le jugement de valeur sur telle ou telle personne”.
Mais hélas !
Grande fut sa surprise de constater que les forces politiques se soient mêlées alors qu’à leur tour elles ne permettre pas à la société civile et aux confessions religieuses de se mêler par exemple de leurs représentants au sein du bureau de la CENI.
Appelé à répondre à une question de Jeune Afrique qui pensait qui a suggéré dans son propos qu’il fallait mieux réformé la CENI avant de désigner ses membres. Le porte-voix du FCC a coupé court : ” le FCC a toujours dit qu’il fallait réformé ma CENI et cela nous a été reproché”, a-t-il tranché.
Et de poursuivre que le débat démocratique autour de la réforme de la CENI sera le bienvenu et cela ne doit pas être un prétexte pour tirer en longueur afin de repousser à plus tard les scrutins de 2023. Et Donc, Néhémie Mwilanya pense qu’il faut mettre en place la CENI, enrôlé les électeurs, planifier les opérations prêt électorales et électorales.
C’est ici qu’il a insisté à ceux qui pensent encore que le temps nous appartient pour jouer la montre. A l’en croire, la régularité du processus électoral et l’alternance, les institutions doivent organiser leur agenda de manière à ce que le calendrier soit respecté.
Respectueux des engagements, Néhémie Mwilanya note que son regroupement politique resté déterminer à donner une chance de stabilité au pays, a dialogue permanent entre les partenaires politiques et à un fonctionnement harmonieux des institutions.
Toutefois, sans pour autant menacé leurs alliés, il avoue sans se trompé avoir souci à cœur de l’intérêt général et le FCC ne quittera la coalition qu’en cas où on le pousser de force vers la porte de sortie.
Entre les lignes, le FCC Néhémie Mwilanya affirme que Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila se sont vus le 2 juillet dernier, ils se sont parlés et ont défini un agenda. Si celui ci est court-circuité ce n’est pas de leur faute en cas où certaines personnes n’adhèrent pas à leur vision.
Et donc, trop serein comme de coutume, le coordonnateur du FCC Néhémie Mwilanya a ténu à rassurer tout le monde qu’il serait très tôt pour lui de dresser un bilan du président Tshisekedi au regard de ce qui reste encore à faire pour l’amélioration des conditions sociales du petit peuple.
Michael Bakemba René

