La ville de Béni a été placée sous couvre-feu le dimanche 27 juin après l’explosion de deux bombes artisanales. La première, le matin dans une église de la ville juste avant la messe et la seconde, le soir dans un quartier animé du centre et qui aurait fait une victime et deux blessés. Sans compter le kamikaze lui-même qui est décédé.
Pour le chercheur , Pierre Boisselier du Baromètre Sécuritaire du Kivu, le mode opératoire n’est pas nouveau ,mais il présente une innovation en termes de cible. Selon lui, l’utilisation des bombes artisanales est apparue en fin 2020. Souvent ce sont des engins piégés que déclanche le porteur lui-même.
Au début, a expliqué Pierre Boisselier, ces engins étaient posés dans des zones d’opérations des affrontements entre les FARDC et les ADF. Cette fois-ci, ce sont les populations civiles qui sont visées.
Du constat de Mr Boisselier, on assiste aujourd’hui à une multiplication de massacres depuis l’instauration de l’état de siège dans nos deux provinces du de l’Ituri et du Nord-Kivu.
JKM

