Accusé par le prophète Dodo Kamba, président de l’Eglise de réveil du Congo (ERC) d’avoir littéralement “chassé” le groupe de six chefs des confessions religieuses dans la salle du siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et d’avoir intimé l’ordre à ses techniciens d’éteindre les lumières alors que ceux-ci travaillaient à la désignation du candidat président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), le secrétaire général de la CENCO a donné sa “version des faits”, au cours du magazine FACE-À-FACE sur la radio TOP CONGO FM, ce lundi 9 août.
“Chasser? On peut donner aux mots tous les sens voulus pourvu qu’on les définisse.
Voilà ce qu’il s’est passé et vous allez conclure vous-mêmes. On est arrivé à 21 heures passées, le président de séance (Monseigneur Marcel Utembi, archevêque de Kisangani) a conclu qu’il fallait suspendre la séance et demandé à un membre (c’est-à-dire, un des chefs spirituels dont le prêtre tait le nom, il n’en citera aucun de toute façon), de conclure avec la prière. Ce membre s’est mis debout et un autre a dit : pas question, nous ne partons pas. Et il a obéi. J’ai alors répliqué que le président a conclu la réunion, je serais obligé d’éteindre et fermer les portes”, a relaté le S.G de la CENCO.
Et d’ajouter: “Cependant, il n’y avait aucun technicien. Je n’ai donné d’ordre à personne, c’est un gros mensonge. Je n’ai même pas touché à l’interrupteur. Ils étaient d’ailleurs les derniers à sortir. Je n’étais pas le dernier à quitter la salle”.
Quant à savoir si le chef des églises de réveil lui a, effectivement demandé, s’il les chassait, celui-ci répond : “je suis resté silencieux. Mon silence voulait dire que pour moi, la réunion est finie”.
*Affront inacceptable*
Par ailleurs, dans une colère presque contenu, il crie à l’affront, le fait que son supérieur ait ainsi, carrément boudé, récusé par ses pairs de la plateforme.
“Je n’accepterai pas que mon président, le Président de la Conférence Episcopale soit traité de cette façon par un quidam, a-t-il précisé, d’emblée, ” je n’accepterai pas”, a martelé encore.
*Contrevérité*
À la question de savoir si Révérend Dodo Kamba avait raison de soutenir que le travail, ce jour-là, était achevé et qu’il ne restait plus que la confection des procès-verbaux, Donatien Shole a rétorqué qu’il s’agit d’une énième “contrevérité”.
“On n’avait pas encore traité le volet personnalité et éthique pour 2 autres (prétendants). Un seul candidat a pris tout le temps”, a relevé le prélat. En conséquence, “le moment de passer au vote, n’était donc pas là”.
Par ailleurs, l’abbé Donatien Nsole à suggéré de revisiter l’histoire pour comprendre que de l’Eglise est restée fidèle à elle-même.
“Avec feu, l’abbé Malumalu et avec Corneille Nangaa, la CENCO avait pratiquement le même jugement. Quelle est la conséquence ? Quel est le jugement de la population par rapport au volet indépendance? Je crois que l’histoire nous donne raison.
En effet, depuis le processus électoral de 2006, les catholiques n’ont jamais signé un procès-verbal de désignation du candidat président de la centrale électorale. Les choses étaient dans le sens de l’abstention. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Nous nous retrouvons toujours du côté de la vérité”, a conclu le Secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale Indépendante.
Andy Ndondi

