En travail de commission depuis le mardi 10 aout dans la salle des Banquets du Palais du peuple, la commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable de l’Assemblée nationale élabore son agenda annuel de travail couvrant la période de septembre 2021 à septembre 2022 et prenant en compte les grands rendez-vous internationaux ainsi que des préoccupations et priorités nationales sur les questions environnementales et celles du développement durable.
” Il fallait trouver de la matière qui dérange notre population en termes de pollution, d’industrie extractive, de gestion de la forêt, de gestion des eaux ; tout ce qui cadre avec l’environnement, le tourisme ainsi que des questions transversales telles que l’agriculture, la pêche et l’élevage qui demandent un plan de travail qui va nous accompagner durant toute l’année”, a déclaré Dhedhe Mupasa, rapporteur de la commission.
A propos de grandes options à lever au sujet de l’agenda en élaboration par sa commission, il a précisé :
” Nous avons constitué une commission qui a travaillé avec la (commission des forets d’Afrique centrale (comifac), une organisation d’appui qui a décidé de commencer par la mise à niveau de nos députés sur les questions climatiques ainsi que nous préparer et la participation du Congo à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 26) : un grand rendez-vous mondial qui arrive bientôt “.
Face à toutes ces questions, les parlementaires, a-t-il précisé, devaient parler d’une seule voix, un langage concordant avec le gouvernement et la Société civile.
A propos de l’actualité brûlante de la pollution de la rivière Kasaï, le rapporteur a dit que sa commission qui a déjà adressé une lettre exprimant les besoins des populations riveraines au bureau de l’Assemblée Nationale travaille avec le gouvernement qui a déjà dépêché des experts sur terrain. Et la commission Environnement s’engage à suivre de près tout ce qui se passe sur le dossier de pollution de la rivière Kasaï, laquelle met en péril les riverains de la cité Tshikapa jusqu’au confluent du fleuve Congo en passant par le Bandundu.
Sur ce, un groupe de 10 députés dont les circonscriptions électorales sont riveraines de la rivière de Tshikapa jusqu’au confluent du fleuve Congo ont adressé une lettre, ce mercredi 11 août au bureau de l’Assemblée nationale, pour l’informer de la catastrophe humanitaire qui sévit désormais dans la contrée des suites de la pollution de la rivière Kasaï.
Ils ont sollicité l’implication de la Chambre basse du Parlement pour intercéder auprès du gouvernement de la République pour une assistance humanitaire urgente et l’installation des forages au bénéfice des populations riveraines affectées par la catastrophe.
Après le dépôt, le député Dhedhe Mupasa a déclaré :
” Vous êtes au courant de ce qui se passe sur la rivière Kasaï. Tous les députés nationaux, élus de toutes les cités et localités riveraines de la rivière Kasaï de Tshikapa, jusqu’au confluent du fleuve Congo dans la province du Kwilu, nous nous sommes réunis pour solliciter l’assistance alimentaire et hydraulique parce que la rivière Kasaï nourrit toutes ces populations des localités qu’elle traverse “.
Et de poursuivre : ” Aujourd’hui, personne n’entre encore dans la rivière, personne ne peut pêcher, car les eaux sont colorées. Donc, on ne peut plus exercer la pêche. Dans la démarche et dans l’entendement de ce groupe de députés, le gouvernement doit venir en aide. Car, a-t-il précisé, nous avons tout un ministère qui doit aider en cas de calamité. Je pense que c’est un problème grave que le gouvernement doit prendre en charge pour venir en aide à ces populations. Nous, en tant que députés, nous devons agir par la loi et sur les voies, les canaux qui vont nous amènent vers le gouvernement “.
C’est le sens de la lettre déposée auprès au bureau du président de l’Assemblée nationale qui devra informer le gouvernement pour venir en aide à notre population », a conclu Dhedhe Mupasa .
Hubertine Kalala

