Non seulement les conducteurs des taxis- motos qui dénoncent le coût qu’ils considèrent très élevé de cet imprimé de valeur, 100.000fc et qui menacent d’observer une grève si ce taux n’est pas revu à la baisse, mais le plus grand malaise se fait sentir au sein même du gouvernement provincial.
En effet, les violons ne s’accordent pas entre le ministre des travaux publics, infrastructures, transports et affaires foncières ainsi que son collègue des finances, commerce et civisme fiscal.
La pomme de discorde entre les deux membres du gouvernement Pieme 2 est la production et la vente des plaques d’immatriculation aux motocyclistes par DGRKAS.
Pour le ministre Muamba Pierre, son collègue Hubert Ngulandjoko devrait instruire le directeur général de la DGRCAS d’affecter un ordonnateur de son service qui devrait travailler en synergie avec la commission nationale de prévention routière”CNPR” dans la collecte des recettes provinciales sensées provenir de cet acte.
Se basant sur l’arrêté ministériel du 18 décembre 2006 rendant obligatoire le port du signe distinctif de l’État “CGO” et du signe réflectif sur tous les véhicules automobiles en circulation nationale, le ministre des transports note que la production et la vente de ces signes sont coordonnées et/ou assurées par la commission nationale de prévention routière, un service technique relevant du ministère des transports.
C’est serait donc en toute illégalité que Maître Ngulandjoko confie la vente des plaques d’immatriculation à la seule DGRCAS, faisant de toutes les pertinentes dispositions réglementaires en la matière.
La rédaction de Carmel média.info devra rencontrer le ministre Ngulandjoko pour éclairer l’opinion sur ce qui est perçu comme un malaise au sein du gouvernement qu’il est entrain de diriger à titre intérimaire.
Richard Mukadi Kayumba
Corresp. Tshikapa

