La ministre déléguée en charge de personnes vivants avec handicap Irène Esambo a lancé les travaux d’harmonisation et d’uniformisation de la langue des signes qui est son cheval, au Centre Culturel Boboto. Cette dame veut faire de la langue des sourds et des malentendus une cinquième langue nationale.
Cette initiative est venu du fait du constat fait de la différence de la langue des signes selon qu’on soit à l’Est ou à l’Ouest de la RDC. D’où l’importance d’harmoniser et d’uniformiser ce moyen de communication.
” Comme vous pouvez bien le remarquer, c’est pour la toute première fois que la République Démocratique du Congo, notre pays réunit ses fils et filles venus de différents coins du pays pour procéder aux travaux d’éradication de l’une des barrières à l’inclusion sociale d’une catégorie importante de notre population, à savoir “les personnes sourdes”. Et cette barrière à éradiquer s’appelle “absence d’une langue congolaise des signes harmonisé et uniformisé sur l’ensemble du territoire national” “, a dit Irène Esambo Diata.
Saluant l’action du Chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo, déterminé à imprimer une transformation sociale profonde en RDC et à construire une société congolaise inclusive, matérialisée par la création d’un ministère des PVH, Irène Esambo a fait savoir que son ministère s’est employé pendant des mois à comprendre les principales barrières à l’autonomisation, l’accessibilité et la jouissance des droits fondamentaux de personnes vivant avec handicap toutes catégories confondues, ainsi que par les autres personnes vulnérables, dans l’unique souci de bien orienter son action qui concerne l’intégration de la donne handicap dans les différents secteurs de la vie en vue de la pleine inclusion sociale de ces catégories longtemps marginalisées.
” L’un des résultats de cette longue investigation s’est avéré être l’impérieuse nécessité de doter le pays d’une cinquième langue nationale, qui est la langue congolaise des signes harmonisé et uniformisé en tenant compte de la réalité socioculturelle, économique et politique de toutes nos vingt six provinces. Mesdames et Messieurs, distingués invités, ce problème peut paraître banal pour certaines personnes par manque de connaissance sur son ampleur, au regard tant du nombre des populations qui en sont victimes que de son impact négatif pour la réalisation des objectifs visant à l’inclusion et à la cohésion nationale dans notre pays “, a-elle martelé.
Il sied de rappeller que, cette cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre de la culture, Arts et patrimoine Catherine Kathungu Furaha, ainsi que d’autres partenaires du ministère des PVH. Les résultats des dits travaux seront rendus publiques dans un mois.
DM

