Des grandes décisions ont été prises au cours de la COP26 à Glasgow, le mardi 2 Novembre qui a regroupé plus de 100 dirigeants mondiaux. Ces derniers ont promis de mettre fin et d’inverser la déforestation d’ici 2030, dans le premier accord majeur du sommet sur le climat COP26. Le Brésil où des étendues de la forêt amazonienne ont été abattues figurait parmi les signataires. L’engagement comprend près de 14 milliards de livres sterling (19,2 milliards de dollars) de fonds publics et privés.
Les experts ont salué cette décision, mais ont averti qu’un accord précédent en 2014 n’avait pas du tout réussi à ralentir la déforestation et que les engagements devaient être tenus. L’abattage d’arbres contribue au changement climatique car il épuise les forêts qui absorbent grandes quantités de gaz à effet de serre.
En effet, le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a accueilli la réunion mondiale à Glasgow, a déclaré que “plus de dirigeants que jamais”, un total de 110 avaient pris l’engagement historique.
“Nous devons arrêter la perte dévastatrice de nos forêts et mettre fin au rôle de l’humanité en tant que conquérant de la nature, et devenir à la place le gardien de la nature”. Le sommet de deux semaines à Glasgow est considéré comme crucial pour maîtriser le changement climatique”, a déclaré Boris Johnson.
De son côté, le professeur Simon Lewis, expert sur le climat et les forêts à l’University College de Londres, s’est exprimé en ces mots: “C’est une bonne nouvelle d’avoir un engagement politique pour mettre fin à la déforestation dans tant de pays, et un financement important pour avancer dans cette voie. Mais que le monde était déjà venu ici avec une déclaration en 2014 à New York qui n’a pas du tout réussi à ralentir la déforestation”.
Notons que, les pays signataires de l’engagement dont le Canada, le Brésil, la Russie, la Chine, l’Indonésie, la République démocratique du Congo, les États-Unis et le Royaume-Uni couvrent environ 85 % des forêts du monde. Une partie du financement ira aux pays en développement pour restaurer les terres endommagées, lutter contre les incendies de forêt et soutenir les communautés autochtones. Les gouvernements de 28 pays se sont également engagés à éliminer la déforestation du commerce mondial des produits alimentaires et autres produits agricoles tels que l’huile de palme, le soja et le cacao.
Ces industries entraînent la perte de forêts en coupant des arbres pour faire de la place aux animaux pour paître ou aux cultures pour pousser. Plus de 30 des plus grandes sociétés financières du monde dont Aviva, Schroders et Axa ont également promis de mettre fin aux investissements dans les activités liées à la déforestation. Et un fonds de 1,1 milliard de livres sterling sera créé pour protéger la deuxième plus grande forêt tropicale humide du monde dans le bassin du Congo.
Hubertine Kalala

