Point n’est besoin de rappeler le clip “Nini tosali te” depuis quelques jours bat son plein dans les rues de Kinshasa. L’on peut dire que les avis divergent car chacun l’aprehende à sa manière.
Pour dissiper quelques zones d’ombre, il y a lieu de prendre la réaction du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement qui est également interrogé sur le clip “Nini tosali te” du groupe MPR.
” Je défends les œuvres bien fouinées et assez originales du groupe MPR. La chanson “nini tosali te” s’inscrit dans la logique d’une jeunesse qui se plaint de la situation générale du pays. Je fais partie de cette jeunesse. Mais aujourd’hui si je suis arrivé là où je suis c’est parce que, au delà des défis qui étaient dans notre société, on a avancé. La vérité est que nous vivions depuis des décennies dans un contexte d’abandon général, donc le message de jeunes qui est perçu là-dedans est un message de désespoir pour dire que nini tosali te”, a dit Patrick Muyaya.
Se sentant touché comme autorité, il a ajouté ce qui suit :
” Mais la réalité, dans ma compréhension ceci ne veut pas dire “totika kosala”( nous devons arrêter de faire), ça veut dire que ce n’est pas parcequ’on a fait hier, et que ça n’a pas marché qu’on ne doit plus faire demain. À un moment donné, par rapport au contexte du pays, si ça ne marche pas à droite il faut essayer à gauche, et vice-versa jusqu’à ce que ça marche, c’est qu’il ne faut jamais renoncer. Et je crois que c’est ça le message que nous devons adresser à notre jeunesse, d’ailleurs j’ai partagé le clip avec le premier ministre et nous nous sommes sentis touchés comme autorité”, a-t-il ajouté.
Au regard de l’interprétation qui diverge, le ministre a par ailleurs insisté sur ce qui est fait par l’actuelle classe politique.
” On pourra tous nous reprocher mais on ne pourra pas nous reprocher de commencer le travail du changement. Et ce travail prendra du temps, parce que les solutions se construisent, ce n’est jamais une génération spontanée. J’attends les gens critiquer le programme de la gratuité, mais ils ne savent pas ce que ça représente de voir 4 millions d’enfants qui reviennent à l’école, 1,5 millions des jeunes filles qui reprennent l’école. Lorsque les gens nous jugent, il faut regarder l’état du pays et voir ce que le pays peut offrir. Nous on représente l’état, nous encaissons, on ne sent pas cibler par cette chanson, ce n’est pas une affaire personnelle, c’est une interprétation des jeunes pour que l’état fasse d’avantage, et l’état le fera. Autant les jeunes doivent continuer à faire, je le prends positivement, c’est une interprétation collective, à la fois pour nous l’état, de faire notre part et aussi pour les jeunes de faire la leur pour faire avancer le pays, avec la force de ses citoyens”, a conclu Patrick Muyaya.
Falonne Mwakoki

