C’est depuis hier lundi que les chauffeurs de taxis, mini-bus et bus sont en grève sur toute l’étendue de la capitale. Ces derniers déplorent pour énième fois, les tracasseries routières des éléments de la police “spéciale routière” qui régulent la circulation en République démocratique du Congo.
Partant de ce fait, le président de l’association des chauffeurs a annoncé une réunion préparatoire ce mardi 23 novembre pour tabler sur la question. Depuis la matinée de ce mardi l’on constate certains chauffeurs sur terrain. Qu’à cela ne tienne le transport en commun pose toujours problème depuis qu’ils ont décrété la dite grève.
Les traçons sont presque vides parceque la plupart des taxis ne sont pas sortis. Vu que cette situation embrasse pas mal la population kinoise, la rédaction de carmel média a interrogé quelques chauffeurs trouvé sur le lieu.
“Si l’on est arrivé là parce qu’on en a marre. Nous ne sommes pas leurs esclaves ! Nous travaillons pour subvenir aux besoins de nos familles et non pour subvenir à leurs besoins”, a déploré un taximan de kingabwa point-chaud.
Par ailleurs, un autre chauffeur trouvé sur point chaud n’a pas donné sa langue au chat, en déclarant ce qui suit : ” il y a beaucoup des choses qui se passe, on grève principalement pour des tracasseries de trop venant des agents d’autorisation de transport. On a comme l’impression on travaille pour eux. Même si on leurs donne tous les documents, ils chercheront toujours un autre moyen pour nous clouer. C’est de trop “, a-t-il déclaré par ce mot.
Depuis hier vers midi que les routes ont commencé à reprendre la tendance quotidienne. Certains chauffeurs ont travaillé tout en majorant le prix.
” Cette situation nous complique la vie, certains chauffeurs haussent le prix de transport parce que la majorité de leurs amis ne travaillent”, a lâché un passant trouvé à l’arrêt de bus.
À en croire Jean Mutombo, président provincial de l’association des chauffeurs du Congo, la réglementation routière n’est pas respectée par les régulateurs. Par conséquent, certaines infractions aux quelles sont accusés les chauffeurs ne sont pas prévues par la loi. Notez que le samedi dernier, le gouverneur de la ville de Kinshasa était en réunion avec la délégation des chauffeurs, mais aucune solution n’avait été trouvée.
Falonne Mwakoki

