Des réactions tombent de partout après la libération provisoire accordée à Vital Kamerhe, président national de l’Union pour Nation Congolaise (UNC) et ancien directeur de cabinet du Président de la République qui a été condamné à 13 ans de prison au second degré par le tribunal de Grandes Instances de la Gombe.
Partant de ce fait, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice ( ACAJ) a tweeté par ces mots : ” En accordant la liberté provisoire à Vital Kamerhe, pourtant saisi comme juridiction de contrôle de conformité de la décision d’appel à la loi, la Cour de cassation a créé un scandale judiciaire”, a déclaré Georges Kampiamb, président de ladite structure.
Il ya lieu de prendre également le tweet de Noël Tshiani, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, qui a estimé que de part cette décision le pays va mal, parce que Kamerhe sort de la prison sans avoir purgé sa peine.
” Si Vital Kamerhe sort de prison sans avoir purgé la peine conformément à la loi, alors la RDC est mal partie sous la présidence de Félix Tshisekedi”, a-t-il écrit via son compte Twitter.
Il poursuit en ajoutant : ” l’Etat de droit, la lutte contre la corruption et les détournement des fonds publics deviennent des slogans creux et sans signification”, a conclu Noël Tshiani.
Par contre, Jean Claude Katende , défenseur des droits humains et président de l’ASADHOC( Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme), cette décision de la Cour de cassation a rencontré son assentiment et il a pensé que la liberté provisoire de Kamerhe n’est pas passée à côté de la plaque.
” Cette liberté provisoire accordée à Vital Kamerhe est conforme aux lois de la république”,a-t-il déclaré.
Point n’est besoin de rappeler que Vital Kamerhe a obtenu la liberté provisoire le lundi 06 décembre dernier. Telle est la décision de la cour de cassation de la République. Et, quelques heures après cette annonce, soit vers 23h l’ancien directeur de cabinet du chef de l’état a regagné son domicile où il a passé nuit.
Pour la petite histoire, le président national du parti rouge-blanc avait vu sa peine réduite en appel à 13 ans des travaux forcés, alors qu’il avait été condamné à 20 ans en premier au premier degré par le tribunal de grande instance de Gombe pour détournement des fonds dans le cadre du programme de 100 jours. Qu’à cela ne tienne, il ne vivait plus en prison peu après sa condamnation pour des raisons de santé.
Falonne Mwakoki

