Les organisations de la société civile notamment la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), le Centre pour la Gouvernance (CEGO), le Forum pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance ( FDBG), appellent le Chef de l’Etat à prendre l’initiative de convoquer toutes les parties prenantes majeures de la ville sociopolitique du pays pour trouver un consensus autour des contraintes soulevées par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), dans sa feuille de route dévoilée le 03 février dernier.
Dans un communiqué publié ce lundi 07 mars, ces structures qui se disent préoccupées par lesdites contraintes, estiment que leur démarche est une voie pour sauver le processus démocratique et électorale en République démocratique du Congo.
” Les organisations signataires du présent communiqué, tout en saluant le travail jusque là entrepris par l’organe de gestion électorale de la République démocratique du Congo, sont d’avis que les contraintes tels que relevés peuvent entraîner le pays dans une crise institutionnelle suite à la non-tenue des élections dans le délai constitutionnel”, lit-on dans le communiqué.
Outre les conséquences sociopolitique et socioéconomique susceptible de découler de cette crise institutionnelle, ces organisations de la société civile préviennent que:
” La persistance de l’insécurité dans plusieurs agglomération de la partie orientale du pays, notamment en Ituri,.au Nord et Sud-kivu et dans une certaine mesure dans les deux Uélé, le Tanganyika et, ce consécutivement à l’activisme des groupes armés, n’augure pas un lendemain rassurant pour la tenue, dans les bonnes conditions du quatrième cycle électoral dans le pays”, a rapporté le communiqué.
Et de poursuivre : ” De même, les contraintes d’ordre financier et Logistique auront vraisemblablement une incidence négative sur le processus électoral dans la mesure où, d’une part, la feuille de route rendu publique l’a été sans etre accompagnée d’un budget conséquent, particulièrement celui lié aux opérations et d’autres part l’incertitude de renouveler l’ensemble de la logistique pour un meilleur processus électoral différents de 2011 et de 2018″.
Face à cet état de chose, les organisations de la société civile exhortent les acteurs politiques de privilégier l’intérêt supérieur de la nation en s’impliquant dans le schéma de la recherche de consensus sur les contraintes et les fondamentaux pour les élections inclusives et juste à l’horizon 2023.
Falonne Mwakoki

