Au regard de la situation qui se vit actuellement à l’Est de la République démocratique du Congo, le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi se rendra au mois d’avril prochain à Bujumbura (Burundi). Et, c’est pour échanger avec son homologue burundais sur la sécurité dans la région des grands lacs.
C’est également dans la capitale burundais qui se tiendra le onzième sommet du mécanisme régional de suivi de l’accord cadre d’Addis-Abeba.
De ce fait, Félix Tshisekedi aura également dans quelques jours une rencontre avec Paul Kagame en Jordanie quasiment dans la même période.
Dans un entretien accordé au journal belge le soir, le Garant de la nation a dit sa détermination à éradiquer l’insécurité dans l’Est du pays.
“Résoudre les problèmes sécuritaires, c’est mon obsession et je suis déterminé à ramener la paix. C’est pour cela que j’ai voulu mutualiser les opérations et impliquer les pays voisins, ce qui nous a amenés à lancer des opérations avec l’armée ougandaise contre les ADF(Allied Democratic Forces, qui sévissent dans l’Ituri)”, a-t-il déclaré.
Il a évoqué particulièrement le processus DDR et la problématique des groupes armées étrangers qui pullulent da s l’Est du pays.
“Pour les nationaux, le processus de désarmement a commencé et nous allons avoir une grande réunion avec tous nos partenaires pour booster ce désarmement. Quant aux groupes armés étrangers, je vais essayer de régler cette question à la fois de manière bilatérale et sur le plan régional. Il y a par exemple, les groupes armés des Red Tabara qui combattent le régime burundais, les FDLR qui veulent déstabiliser le Rwanda,. tout cela depuis le sol congolais. Nous ne pouvons accepter cela”, a ajouté Félix Antoine Tshisekedi.
Il y a de cela quatre mois que les troupes Burundais sont signalées à l’Est du pays selon ses sources onusiennes et militaires :
” Je rencontrerai prochainement le président Kagame en Jordanie, et en avril , je me rendrai au Burundi pour rencontrer le président Ndayishimiye. Je veux faire de cette région de l’Est un havre de paix et de développement, elle a tous les atouts pour cela. Je ne veux pas que l’on donne la haine en héritage aux générations à venir”, a conclu le Président de la République Félix Tshisekedi.
Falonne Mwakoki

