Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir arrêté une vingtaine de présumés collaborateurs des combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) à Beni, province du Nord-Kivu, dans l’Est du pays.
Selon l’armée, certains d’entre eux ont été impliqués dans les attentats à la bombe à Beni. Ils sont, au total, vingt-deux (22) présumés collaborateurs des combattants ADF, dont quatre (4) femmes, maîtrisés par les services spécialisés des Forces Armées de la RDC, dans la région de Beni.
Quinze (15) ont été présentés, mardi 7 mars 2023, à la presse de Beni. Parmi eux, figuraient Mbusa Alias Ibrahim, chargé du recrutement dans le mouvement ADF et Joël Mathe, l’un des auteurs de l’explosion d’une bombe qui avait provoqué, le 15 janvier dernier, la mort de dix-sept civils et plus de soixante-dix blessés, dans une église protestante à Kasindi.
La cérémonie de leur présentation à la presse a été présidée par le Capitaine Antony Mualushayi, porte-parole du Secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord.
Par ailleurs, cet officier de l’armée affirme que les FARDC ont réussi à mettre la main sur un Avocat du Barreau du Nord-Kivu qui facilite la libération des ADF arrêtés. À l’en croire, le procès de Mbanzu Musinzo Éphrem a déjà débuté à Kinshasa.
Toutefois, il convient de noter que, certains parmi les présumés collaborateurs des ADF ont clamé leur innocence, bien qu’ils n’aient pas eu l’autorisation de s’exprimer à la presse.
Depuis plusieurs années, la région de Beni fait face aux tueries des personnes, au pillage et à l’incendie des biens de la population. Il s’agit des exactions souvent attribuées aux ADF, actifs dans la zone.
La rédaction

