Des militantes du mouvement citoyen Lutte contre le Changement (LUCHA) sont descendues dans la rue, mercredi 8 mars 2023, en ville de Beni, province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RD Congo.
La marche pacifique a été organisée en marge de la journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars de chaque année.
Du rond-point ENRA passant par le marché central de Beni jusqu’à la mairie, ces femmes activistes ont sensibilisé la population sur la lutte contre les engins explosifs.
À travers cette marche ayant chuté à l’hôtel de ville de Beni où un mémorandum a été lu et déposé, les manifestantes ont également dénoncé la persistance de l’insécurité qui fait énormément des victimes, majoritairement des femmes et des enfants, dans la région de Beni.
“Les jeunes femmes de la LUCHA section de Beni ont décrié la violence macabre des droits de la femme pendant les tueries massives dans la région de Beni à travers une marche et sensibilisation pacifiques. Même quand elles essaient de s’éloigner des zones ciblées par les tueurs, on leur tend des bombes artisanales pour chercher à les éliminer. Elles ont marché pacifiquement pour souligner cette inquiétude auprès des autorités et réclamer la protection et la sécurité dans toutes les zones par le truchement du mémo qu’elles ont lu à l’hôtel de ville de Beni. Par la suite, elles ont sensibilisé toutes les femmes de la ville sur ce danger permanent en leur montrant les différentes formes de ces engins, mais aussi leur demander d’avoir l’habitude du contrôle et la vigilance tout azimut couplé aux alertes une fois qu’elles auront soupçonné un engin quelconque.La femme qui donne la vie doit être la première à conserver et protéger cette même vie”, a rapporté la Cellule de communication de la LUCHA, section de Beni.
Depuis plusieurs mois, la région de Beni est confrontée aux explosions répétitives des bombes qui font des morts et des blessés.
Le cas le plus récent et spectaculaire est celui survenu, le 15 janvier dernier, au poste frontalier de Kasindi. Là, une dizaine de personnes étaient mortes et plus de soixante-dix autres blessées, dans une église protestante.
Dans un point de presse tenu mardi 7 mars dernier à Beni, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont présenté une dizaines de présumés coupables des ADF. Parmi eux, figuraient ceux qui étaient impliqués dans les attentats à la bombe.
Fabrice Ngima

