La ministre en charge du portefeuille de la République démocratique du Congo vient de mettre à la porte tous les membres de son cabinet issus du regroupement politique AFDC-A.
Adèle Kayinda vient de procéder à ce limogeage, moins d’une semaine seulement après le remaniement ministériel qui l’a maintenue à la tête de ce ministère.
Dans une vidéo, qui circule sur les réseaux sociaux, la ministre Adèle s’adresse sans froid aux yeux, aux membres de son cabinet.
Tous ceux qui étaient venus au nom du regroupement sont en train de rendre leur tablier.
Elle justifie sa décision par les jeux politiques actuels.
D’après ses propos, elle ne fait plus partie du regroupement cher au président du Sénat, Modeste Bahati.
” ce jour, je vous ai appelé pour vous dire que nous sommes dans un jeu politique.
J’ai adhérée à l’Union sacrée, comme ALDEC; Et les jeux politiques de l’Union sacrée ne définissent pas le regroupement.
Dans le gouvernement Sama 2, c’est ‘ALDEC’.a précisé Adèle Kayinda, peu avant de prononcer le renvoi immédiat des membres de l’AFDC-A.
Dans la même vidéo, la ministre insinue s’être fait longtemps injuriée par les communicateurs du regroupement du Professeur Modeste Bahati Lukwebo.
“Je n’ai fait du mal à aucune personne. et je le dis dans la vérité.
Mais, qu’est-ce que j’ai vécu, plus d’une année durant ? une façon de me remercier, des communicateurs de l’AFDC, de l’AFDC-A, (ont proféré) à longueur des journées, des injures… Et ce qui s’est passé, je ne veux pas le répéter pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, j’ai supporté, a encore déclaré la ministre du portefeuille .
En réaction, un proche du regroupement AFDC-A qui a requis l’anonymat, s’est dit choqué par ce qu’il a qualifié de brutalité dans la façon de faire de la ministre Kayinda.
Celui-ci s’est par ailleurs dit inquiet du bon avancement du pays avec de telles attitudes.
Moi, je ne comprends pas ce pays vraiment. Donc, la ministre n’est pas là pour l’intérêt général de la Nation, mais plutôt pour des jeux politiques ? Qui ne peut pas être choqué par cela, a-t-il conclu.
Claude baguma.

