Les affrontements et la guerre dans l’est de la République Démocratique du Congo sont loin de dire leur dernier mot dans la province du Nord Kivu. Et pour survivre, les femmes et les jeunes filles s’adonnent à la prostitution.
Selon un constant fait dans les différents camps de déplacés entourant la ville de Goma au Nord Kivu, entre autre le camp de déplacés de Kanyarucinya, de Bushegera, de Bulengo, en territoire de nyiragongo, la sexualité chez certaines jeunes filles et chez certaines mamans déplacées, se fait comme moyen de subvenir aux besoins personnels et de la famille.
Ces personnes en particulier les femmes, se sont déplacées quittant chez eux sans rien. Elles ont laissé leurs champs, leurs économies, leurs ménages, leurs commerces voire leurs bétails.
Elles se retrouvent ici sans rien pour répondre à leurs besoins. Et voilà elles se réfugient dans la prostitution pour gagner un peu d’argent et ainsi répondre à leurs besoins vitaux.
Ces femmes n’ont pas d’activités génératrices de revenus,malgré les dons des certains humanitaires qui ne bénéficient pas à tout le monde et qui arrivent parfois en retard.
Ces femmes qui pour la plupart jouent aussi le rôle de chef de ménages sont obligées de répondre à leurs besoins et aux besoins de leurs familles en se livrant à la prostitution.
Cependant, ces autres femmes avec une forte résilience, ramassent du bois mort dans des forets pour les revendre et ainsi subvenir aux besoins de leurs ménages .
Mais avec autant de risque qu’elles
encourent étant donné que les groupes armés sont très actifs dans la région.
Elles sont des milliers, ces femmes qui, par manque de revenus, se dirigent dans des forets, à la recherche des bois et malheureusement ces forets regorgent des hommes armés qui constituent un danger pour la population.
“Je suis déplacée, venue de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo. On manque quoi faire, nous trouvons insupportable de passer toute la journée assis sans savoir comment on va manger. Sur ce, nous nous donnons la peine d’aller dans des forêts chercher des bois, ou bien transporter les braises pour survivre, mais parfois nous nous rencontrons avec des malfaiteurs, ils nous violent et si on refuse ils sont prêts à tuer.
C’est Le calvaire indescriptible que nous vivons”.
Ceci constitue une interpellation.
Le gouvernement congolais, les organisations humanitaires et non gouvernementales devraient venir en aide à ces déplacés en souffrance, tout en insistant sur le retour de la paix dans des zones en conflits pur que ces milliers de déplacés regagnent leurs localités, pacifiées.
Claude Baguma

