Tôt ce lundi matin du 13 janvier, kinoises et kinois ont été surpris de constater que sur les artères et arrêts de bus habituels ,aucun véhicule de transport en commun.
Déjà la semaine dernière,les chauffeurs de transport en commun, essentiellement des véhicules privés avaient rejeté la décision du gouvernement provincial de Kinshasa qui a publié une nouvelle grille tarifaire du coût de transport selon les trajets et itinéraire dans la capitale Kinshasa.
Bien que cette grille ait élaboration avec les responsables des associations des chauffeurs de transport en commun des véhicules privés et les associations des propriétaires de véhicules de transport en commun, les chauffeurs de leur côté que les prix fixés par les autorités de la ville sont loin de refléter la réalité de leur vécu quotidien sur les artères de Kinshasa.
« Il y’a une difficulté de transport ce matin parce que nous avons commencé tard à manifester notre mécontentement au gouvernement provincial qui fixe de prix de courses sans pourtant connaître les difficultés de chauffeurs. Il faut qu’il sache que la plupart de nos routes sont en mauvais état et nous prenons des raccourcis parfois pour réduire les dépenses. Nous dépensons beaucoup d’argent pour acheter les carburant ” declare Éric ngwala ,chauffeur du trançon rond-point ngaba -Zando”
Comme conséquence directe,les kinoises et kinois (habitants de Kinshasa) n’ont pas pu atteindre leur lieu de travail pour la plupart ceux qui dépendent de transport en commun ( environ 90%).
“Nous demandons aux autorités compétentes, souligne Inès Zowa,de mettre en circulation un bon nombre de bus de l’état en vue de permettre à la population de se déplacer en toute quiétude.Et je pense que le gouvernement réhabilite les routes et mette les agents de surveillance dans chaque arrêt de bus,toute leur décision y compris celle de la Nouveau tarif sera respectée et mise en application ”
Jusqu’à quand ce bras de fer ?
L’état congolais avec une seule société de transport en commun par bus ( Transco) disposent de moins de deux cents bus en circulation pour une population d’environ 11 millions. Ce sont les transporteurs privés qui en réalité facilitent la mobilité dans la capitale Kinshasa.
D’une part,le pouvoir signe et persiste que sa grille tarifaire est de stricte application et de l’autre,les chauffeurs tiennent mordicus à une révision à la hausse du prix de l’itinéraire.
” D’ici la fin de la semaine ,poursuit Éric Ngwala, si y’a pas un changement de position du côté gouvernement provincial,nous allons faire une descente à l’hôtel de ville pour montrer notre mécontentement car nous avons des femmes et des enfants à nourrir et les maisons à payer et les versements des propriétaires de voitures,mais à cette allure où vont les choses nous risquons de tomber au chômage ”
Entre-temps,le citoyen lambda en paye le prix.
” il était 6h que j’étais à l’arrêt de bus pour me rendre dans mon lieu de travail vers les rond point ngaba ,aucun taxi bus n’était à l’arrêt,j’ai du prendre une moto qui m’avait taxé 4500fc au lieu de 500fc au prix habituel pour me rendre au travail. » a martelé Inès Zowa ,habitante de Kinshasa.
Il sied de rappeler que c’était la semaine dernière que le gouvernement provincial a publié une nouvelle grille de tarifaire de transport en commun sur toutes l’etendue de la ville province de Kinshasa.
Plamedie Ndaradi (Carmel média )

