La cour de cassation vient de décider ce mercredi 30 juillet 2025, de rejeter la demande de surséance de l’instruction dans l’affaire opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien ministre de la justice et garde des sceaux.
En effet, la demande a été formulée par les avocats de la défense.
Ces avocats ont annoncé avoir saisi la cour constitutionnelle sur deux points majeurs. La première requête conteste la constitutionnalité de deux résolutions : l’une permettant l’ouverture d’une instruction judiciaire contre Mutamba alors qu’il était en fonction, et l’autre votée par l’Assemblée nationale autorisant les poursuites judiciaires à son encontre. La seconde requête vise à contester l’arrêt avant de dire droit rendu par la cour de cassation le 23 juillet dernier, qui avait rejeté les exceptions soulevées par la défense.
Au cours de l’audience ce mercredi, la défense a évoqué l’article 162 de la constitution pour justifier sa défense de surséance.
En revanche, le ministère public s’est opposé à cette démarche, arguant que les requêtes de la défense, introduites “par voie d’action “, sont inopérantes devant la cour de cassation. Pour le ministère public, il s’agit d’une simple manœuvre dilatoire visant à retarder la procédure.
Signalons que l’ancien ministre de la justice et garde des sceaux Constant Mutamba, est poursuivi pour un présumé détournement de 19 millions de dollars américains , une somme allouée à la construction d’un centre pénitentiaire à Kisangani, dans la province de Tshopo.
Falonne Mwakoki

