Célébrée le 23 mai de chaque année, la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale a été, cette année, décalée de quelques jours.
C’est donc tout récemment que fistula clinic dirigée par le Dr Dolores Nembunzu a reçu des nombreuses femmes guéries de cette pathologie autour des autorités de l’hôpital, du programme national de la santé de la reproduction, des partenaires qui accompagnent ces femmes souvent victimes de discrimination et surtout de rejet.
Elles ont, sans honte, fait des témoignages émouvants sur leur déboires et sur leur guérison consacrée comme une véritable libération.
De quoi donner espoir aux nouvelles pensionnaires qui espèrent voir leur calvaire s’arrêter.
Pour les personnalités présentes ainsi que les partenaires notamment Engender Health, l’archidiocèse de Kinshasa, Unfpa, Memontum et autres, il faut redoubler d’efforts et d’ardeur pour vaincre cette pathologie.
L’ambition, à en croire le Dr Lili MOKAKO, est de reprendre les formations médicales du genre Fistula clinic partout dans le pays afin de prendre en charges les fistuleuses qui sont encore aujourd’hui traitées de tous les noms, sorcières pour la plupart.
20 ans après – des progrès, mais pas assez ! Agissez maintenant pour mettre fin à la fistule d’ici 2030 !, Tel est le thème choisi cette année qui démontre à suffisance que beaucoup reste encore à faire malgré les avancées dans la perception de cette anomalie plutôt cette tragédie silencieuse.
En effet, La fistule obstétricale est une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum, due à un travail prolongé ou obstrué sans accès à un traitement médical rapide et de qualité.
Elle provoque chez les femmes et les jeunes filles des fuites d’urine, de matières fécales ou de deux, et entraîne souvent des problèmes médicaux chroniques, la dépression, l’isolement social et l’aggravation de la pauvreté.
Selon les statistiques, 90 % des grossesses impliquant une fistule se terminent par une mortinaissance.
Voilà pourquoi, le monde se mobilise avec en tête l’unfpa pour sensibiliser et prévenir face à la fistule obstétricale.
Cette campagne, qui dure depuis 20 ans, représente un engagement mondial en faveur de la prévention des fistules et d’un traitement global, comprenant la réparation chirurgicale, la réinsertion sociale et la réadaptation.
Malgré les progrès accomplis, l’élimination de la fistule d’ici à 2030 exige une action accélérée, dès maintenant.
Notons que Chaque jour, environ 800 femmes meurent des complications liées à la grossesse ou à l’accouchement dans le monde entier.
Pour une femme qui meurt de causes liées à la maternité, on estime qu’au moins vingt sont atteintes de morbidité maternelle, dont l’une des formes les plus sévères est la fistule obstétricale.
Chaque année à travers le monde, on compte 50 000 à 100 000 nouveaux cas de fistule obstétricale, la plupart chez des femmes pauvres vivant dans des cultures où le statut et l’estime de soi d’une femme peuvent dépendre presque entièrement de son mariage et de sa capacité à avoir des enfants.
Rosymaque

