Le jeune notable et défenseur de la population Josué Mufula Jive a dénoncé avec véhémence les agissements de certains éléments de la Police de Circulation Routière (PCR) à Goma. Il qualifie leur comportement de “gangsterisme” visant à rançonner la population.
Mufula, bien qu’ayant échoué aux dernières élections, se dit toujours investi dans la défense des citoyens.
Il affirme avoir été victime de ces tracasseries le 9 février, et s’interroge sur le sort des citoyens ordinaires face à de tels abus.
Des pratiques abusives quotidiennes
Les chauffeurs de taxi, quant à eux, ne décolèrent pas. Ils affirment subir des contrôles incessants et injustifiés de la part de la PCR. Selon eux, ces contrôles ne visent qu’à les extorquer.
Un motocycliste rencontré au rond-point Tmk, où la présence policière est particulièrement dense, témoigne : “Depuis le début de l’année, ils nous traquent comme des criminels. Des amendes exorbitantes sont exigées pour des infractions inventées.”
Multiplication des policiers et abus de pouvoir
Le nombre de policiers de la circulation a augmenté de manière exponentielle ces derniers temps. Mais au lieu de garantir la sécurité et l’ordre public, ils semblent se concentrer sur la persécution des conducteurs.
L’application controversée de la mesure sur les motos
Depuis l’annonce de l’interdiction de circulation des motos après 18h00, certains policiers se sont transformés en “chasseurs” de taxis-motos, abandonnant leur mission principale.
Un ras-le-bol généralisé
La population de Goma est exaspérée par ces pratiques abusives et réclame une intervention des autorités pour mettre fin à ce climat de racket et d’injustice.
Claude Baguma

