Très peu connue et surtout moins parlée au pays de Tshisekedi, l’endométriose est une maladie de type gynécologique liée à la présence semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Mais une femme qui allaite exclusivement et totalement, est, sans doute, protégée contre cette maladie ; c’est ce qu’a fait savoir le Docteur Baudouin Kapulay, Président de l’ONG Kuyemika, au cours d’un entretien à bâton rompu, le mardi 06 avril dernier.
Cette blouse blanche a indiqué que l’endométriose ne touche que les femmes; et, est à l’origine notamment de fortes douleurs pendant les règles.
” L’occasion nous est offerte pour faire connaître cette maladie taboue qui ne touche que les femmes. L’endométriose est une maladie gynécologique liée à la présence semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Dans certains cas, elle provoque des douleurs fortes (notamment au moment des règles) et/ou une infertilité. Mais grâce à l’allaitement exclusif et total, la femme est protégée de celle-ci”, a clarifié le numéro un de Kuyemika.
Et d’ajouter : ” Pendant le cycle menstruel, le revêtement interne de l’utérus, l’endomètre, grossit. Sans fécondation, il se désagrège et saigne. Les cellules de l’endomètre ayant migré en dehors de l’utérus restent sensibles aux hormones et continuent à saigner. Cela provoque des lésions sur les tissus où elles se trouvent. Les femmes souffrant d’endométriose ressentent cette douleur au moment des règles, mais également lors du rapport sexuel, ou lorsqu’elles urinent ou défèquent. La maladie peut également être asymptomatique”.
Voulant renchérir, ce disciple d’Hippocrate a invité toutes les femmes du monde particulièrement celles de la République Démocratique du Congo à prendre en considération l’allaitement maternel. Car, poursuit-il, il procure beaucoup d’avantages pour le nouveau-né et la mère. A ce stade, la mère est exemptée de l’endométriose, a-t-il martelé.
Une équipe américaine (Brigham and Women’s Hospital) a analysé des données concernant plusieurs dizaines de milliers de femmes qui ont accouché d’un ou de plusieurs enfants,et qui ont été suivies pendant une vingtaines d’années. Elles ont renseigné *la durée cumulée de l’allaitement au sein, une information croisée avec les cas d’endométriose confirmés par laparoscopie.
Le résultat montre une association significative entre la durée de l’allaitement au sein et le risque d’endométriose. Ainsi,chaque période de trois mois d’allaitement maternel fait baisser le risque de 8%,et de 14% si l’allaitement au sein est exclusif. Les femmes qui ont allaités pendant au moins trois ans(périodes cumulées) s’exposent à un risque réduit à 40% par rapport à celles qui n’ont jamais donné le sein.
Les chercheurs indiquent que cette protection sexpliquerait en partie par l’aménorrhée du poste partum(absence de règles après l’accouchement). Étant donné la nature chronique et incurable de l’endométriose, l’allaitement maternel présente des bénéfices majeurs tant pour l’enfant que pour la maman,mais encore faut-il qu’il soit possible et souhaité. L’OMS préconise l’allaitement au sein pendant une période de six mois.
Notons que, le 28 mars de chaque année, le monde célèbre la journée contre l’endométriose. Cet événement dont les États-Unis sont à l’origine depuis 2014, a un seul objectif celui de mieux faire connaître cette maladie. Cette dernière est une maladie gynécologique, chronique qui peut être douloureuse et forte invalidante et qui touche 180millions de femmes dans le monde.
Hubertine Kalala

