La ville de Goma vit depuis une semaine au rythme d’une série de braquages et de tueries qui sèment la terreur parmi la population.
Depuis le premier cas survenu à l’entrée Président sur la route Goma-Sake, une vague de violence déferle sur la ville, touchant aussi bien le centre-ville (braquage d’un shop de smartphones à la Maison Papurys) que les quartiers périphériques (braquage de deux taximans motos à Kituku). La même journée, deux véhicules Noah ont été braqués en plein centre-ville, ajoutant à la psychose qui s’était déjà emparé des habitants la frayeur.
Une insécurité grandissante
Au-delà de ces braquages, les tueries se poursuivent, faisant chaque jour des victimes. Dans la nuit de lundi à mardi, deux policiers ont été tués par des bandits armés lors d’un échange de tirs au quartier Katoyi en commune de Karisimbi.
Vers 14h45, un shop situé dans le bâtiment de la mairie de Goma a été pillé par des individus armés qui ont emporté une dizaine de smartphones. Le mode opératoire des braqueurs est troublant : ils se présentent d’abord comme de simples clients, demandent les prix des téléphones avant de braquer les armes sur les vendeurs.
Les Gomatraciens s’interrogent
Face à cette situation alarmante, les Gomatraciens s’interrogent sur la gestion sécuritaire de leur ville. Ils se sentent délaissés par les autorités et craignent pour leur vie et leurs biens. Certains pointent du doigt l’incompétence des forces de l’ordre, tandis que d’autres évoquent la possibilité d’un sabotage visant à déstabiliser la ville.
Des questions sans réponse
La multiplication des braquages et des tueries à Goma soulève de nombreuses questions sans réponse. Qui sont les auteurs de ces actes de violence ? S’agit-il des actes isolés ou d’une opération planifiée ? Les forces de l’ordre ont-elles les moyens de contrer cette nouvelle vague d’insécurité ?
Un appel à l’action
Les autorités locales se doivent de réagir rapidement et fermement pour mettre fin à cette spirale de violence. Il est urgent de renforcer les mesures de sécurité et de mener des enquêtes approfondies pour identifier les auteurs de ces crimes. La population, quant à elle, doit rester vigilante et collaborer avec les forces de l’ordre pour dénoncer tout acte suspect.
Goma ne peut pas sombrer dans le chaos. L’unité et la mobilisation de tous sont nécessaires pour ramener la paix et la sécurité dans cette ville déjà meurtrie.
Claude Baguma

