Le 10 décembre 2024, la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences sexuelles basées sur le genre a pris fin, mais l’élue de Walikale, l’honorable Nafisa Ramazani, ne compte pas baisser les bras. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, elle a réitéré son engagement à obtenir justice pour les victimes de violences sexuelles, insistant sur le fait que les auteurs de ces crimes doivent être punis et que les victimes doivent recevoir réparation.
L’importance de la justice “Il est crucial que les auteurs de ces violations des droits humains soient traduits en justice”, a déclaré l’honorable Nafisa Ramazani. “Il ne s’agit pas seulement d’une question de sensibilisation, mais aussi de rendre responsables ceux qui commettent de tels actes. Les victimes ont droit à une réparation complète, que ce soit sur le plan psychologique, physique ou social.” Cette déclaration met en lumière le combat incessant de la députée pour la justice et les droits des femmes dans la province du Nord-Kivu.
Un combat au-delà des 16 jours,Alors que la campagne des 16 jours d’activisme se termine, l’élue de Walikale l’honorable Nafisa Ramazani estime que la lutte contre les violences sexuelles doit être un engagement quotidien. “On ne doit pas se limiter aux 16 jours”, a-t-elle insisté. “Nous devons aller au-delà de cette période symbolique et intégrer la lutte dans notre quotidien. Les sensibilisations doivent se faire tout au long de l’année pour que les mentalités changent et que la violence sexuelle devienne intolérable.”
Le rôle des lois dans la lutte contre les violences sexuelles Pour Nafisa Ramazani, les lois jouent un rôle fondamental dans l’éradication des violences basées sur le genre. “L’idéal serait d’avoir des lois plus strictes et protectrices qui permettent aux femmes de se sentir en sécurité pour témoigner de ce qu’elles ont subi”, a-t-elle précisé. Selon elle, un cadre juridique fort inciterait davantage de victimes à dénoncer leurs agresseurs, créant ainsi un environnement où les auteurs de violences sexuelles seraient moins enclins à commettre de tels actes.
Les défis de la province du Nord-Kivu, où l’élue exerce son mandat, reste l’une des zones les plus touchées par les violences sexuelles en République Démocratique du Congo. Les conflits armés et l’instabilité dans la région exacerbent la situation, rendant difficile la lutte contre les violences basées sur le genre. “Les femmes du Nord-Kivu souffrent doublement : de la guerre et des violences sexuelles. Il est urgent de renforcer les mécanismes de protection et d’accompagnement des victimes”, a ajouté l’honorable Nafisa Ramazani.
Un appel à l’action collective Enfin, l’élue de Walikale a lancé un appel à la solidarité nationale et internationale pour soutenir les victimes. “Il est temps que nous agissions tous ensemble pour mettre fin à cette violence. Les autorités, la société civile, les organisations internationales et chaque citoyen doivent se mobiliser pour faire en sorte que ces crimes cessent”, a-t-elle conclu.
Claude Baguma

