La province du Nord-Kivu est en proie à la guerre lui imposée par le M23/RDF, .
Coupée du reste de la province par les rebelles, à partir des territoires de Masisi et Rutshuru, la ville de Goma avec plus de deux millions d’habitants se retrouve assiégée, sans ravitaillement en produits vivriers et non vivriers.
500 000 âmes errantes
Des milliers de déplacés fuyant les atrocités dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo affluent vers Goma, accentuant la pression sur les ressources déjà maigres pour faire nourrir cette population.
La ville, autrefois vibrante, se transforme peu à peu en un vaste camp de réfugiés, où la faim et le désespoir se lisent sur les visages.
Famine à petit feu
Les denrées alimentaires de base, autrefois abondantes, se font rares. Les prix flambent, rendant inaccessibles les produits comme les haricots, les pommes de terre et le poisson salé. Le manioc, jadis nourriture de base, a disparu des marchés.
Les légumes, quand ils sont disponibles, constituent l’unique rempart contre la famine imminente.
Un cri de détresse de la population
Face à cette tragédie, les habitants de Goma, meurtris et impuissants, lancent un cri de détresse au gouvernement congolais. Ils sollicitent une action urgente pour mettre fin à cette guerre injuste qui les prive de leur dignité et de leur droit à la vie.
Un avenir incertain
Combien de temps Goma pourra-t-elle tenir ? La question hante les esprits. La communauté internationale, témoin impassible de ce drame humain, se doit d’agir pour sauver Goma de l’anéantissement.
L’espoir d’un lendemain meilleur vacille, tandis que l’ombre de la famine plane sur la ville martyre.
Claude Baguma

